Archives mensuelles : octobre 2010

Test d’une application iPhone pour du timelapse

Comme si le temps ne passait dĂ©jĂ  pas assez vite et pour vous faire partager la vue depuis notre bureau, nous avons testĂ© pour vous l’application iTimeLapse sur iPhone. Un logiciel très simple d’usage, il suffit de dĂ©finir la frĂ©quence de prise de vue des clichĂ©s, dans notre exemple, une photo toutes les 10 minutes. Dans cette vidĂ©o, nous sommes partis dans l’idĂ©e d’enregistrer pas moins de 1000 photos, le tout sur plus d’une semaine de prise de vue.

Pour le rendu, l’application s’occupe de tout, une vingtaine de minutes suffit  pour compiler et assembler toutes ces images. Seul regret, il est impossible d’utiliser (peut ĂŞtre avec autant d’images) une dĂ©finition et une taille de vidĂ©o plus grande que celle prĂ©sente dans cet exemple.

Facebook, le film

Premières impressions et commentaires sur le film « The Social Network ». Le tout commentĂ© ici en Podcast audio, comme un retour au podcast d’antan ;-)
Bonne écoute

L’aventure c’est l’aventure ?

Non c’est pas une rĂ©fĂ©rence Ă  une chanson, dommage cela aurait Ă©tĂ© plus « futile » comme sujet Ă  traiter ici. Non en fait il s’agit ici d’un sujet bien plus grave, le genre d’Ă©vènements qui Ă©corne le vernis voir, le fait dĂ©coller.

J’apprends aujourd’hui seulement (oui je ne regarde pas la tv !) que l’Ă©mission « Mise au point » de la TSR (tĂ©lĂ©vision suisse romande), a fait un sujet sur l’aventurière Sarah Marquis. Un sujet qui casse justement son image d’aventurière puisque Sarah Marquis aurait trichĂ© lors d’une de ses prĂ©cĂ©dentes expĂ©ditions. Aurait trichĂ© ? Oui juste pour quelques kilomètres, des centaines en fait parcourus Ă  vĂ©lo et en voiture. Des faits relatĂ©s par son guide sur place Ă  l’Ă©poque, le biennois Martin Rihs installĂ© au Chili.

Quelle drĂ´le de tĂŞte fait-elle quand le journaliste de la TV la branche sur cet « oubli » (ni dans ses rĂ©cits, ni dans son livre elle ne mentionne la chose) et quelle Ă©tonnante parade fait-elle quand elle tente une explication. Une explication qui ne convainc personne et enfonce encore plus son image de tricheuse. Ceux sont les termes Ă©galement utilisĂ©s par l’article du 20minutes qui relate la dite Ă©mission de TV.

Il ne s’agit pas de faire le procès de Sarah Marquis ici, ce n’est pas du tout mon intention, juste se souvenir de plusieurs conseils que j’avais donnĂ© Ă  l’Ă©poque Ă  Sarah Marquis et Ă  son agent Gregory Barbezat. Oui j’ai Ă©tĂ© mis en contact par un ami commun pour voir dans quelle mesure les services de ThierryWeber.com pourraient contribuer Ă  l’image de ExplorAsia 2010 – 2012, cette expĂ©dition qui devait durer 2 ans. Je choisis d’en parler ici parce qu’Ă  l’inverse de Sarah, je prĂ©fère dire les choses et jouer la carte de la transparence. Surtout en fait appliquer ce que je dis Ă  longueur d’annĂ©e! Et Ă  l’inverse de Martin Rihs, j’en parle maintenant avant que l’on me pose la question !

Quelque mois avant le dĂ©part de Sarah, je suis mis en contact avec Gregory qui me parle de ce fabuleux projet. Dès les premiers instants je suis emballĂ© et surtout tout excitĂ© Ă  l’idĂ©e d’y participer. A l’inverse de pas mal de sponsors ou autres partenaires, j’y vois lĂ  une belle occasion de communication 2.0 sur du long terme, pour Sarah. En effet, deux ans de travail durant lesquels nous devions organiser les montages des vidĂ©os faites par Sarah mais Ă©galement les transmission live (en live stream sur le web) tous les trois mois. De quoi donner une dimension bien plus internationale et bien plus grande que tout ce qui avait Ă©tĂ© fait jusqu’Ă  prĂ©sent.  C’Ă©tait en plus pil poil la demande du team de Sarah, voir plus grand et sur d’autres pays. VoilĂ  que je rencontre Ă©galement Sarah et le courant passe très rapidement entre nous. Beaucoup de personnes m’avaient averti de son caractère particulier mais lĂ  encore une fois, je dĂ©cide de me faire ma propre opinion. On me dit en cours de route que si le « courant passe » entre nous, c’est que c’est bon signe, du coup je suis content. Le projet est simple mais consĂ©quent: mettre en place un monteur attitrĂ© qui mettra en forme toutes les images faites par Sarah. Monter celles-ci pour les diffuser très rĂ©gulièrement. Au dĂ©part j’avais imaginĂ© toutes les semaines, de quoi Ă©galement se constituer une banque d’images importante pour un film long Ă  produire en fin d’expĂ©dition. Sans compter toutes les solutions de mise en ligne des vidĂ©os, services de spreading et liens avec la communautĂ© existante (blog, twitter et facebook). Dans le mĂŞme laps de temps, on devait mettre en place un système facile et lĂ©ger pour du live streaming Ă  faire tous les trois mois, correspondant aux Ă©tapes de ravitaillement. C’est dans une certaine urgence que nous mettons au travail, il ne reste que quelques semaines avant le dĂ©part de Sarah. Nous dĂ©cidons de donner des prix Ă  tout cela dès que les solutions techniques seront dĂ©finies et dĂ©finitives. Il fallait trouver un device facile Ă  utiliser, lĂ©ger et multi-usage pour qu’il serve autant Ă  la mise en ligne d’articles ou de tweet que d’uploadeur pour les photos. On oublie l’idĂ©e de transmettre des images vidĂ©o par ce biais au vu des besoin Ă©norme de bande passante. Notre « consulting » va donc du choix de camĂ©ra pour les prises de vue jusqu’aux outils de communication et de livestreaming. Dans ces Ă©tapes, je vais mĂŞme rencontrer les deux ingĂ©nieurs de chez Swisscom impliquĂ©s sur le projet (similaire en matière de besoins) Solar Impulse. Je passe plusieurs heures avec eux et arrive enfin Ă  voir quelques pistes de solution. Je les remercie encore au passage pour leur temps et leur accueil. Nous prenons mĂŞme les devant avec un partenaire amĂ©ricain pour du Livestreaming qui se dit partant et donne son feu vert pour agir en tant que partenaire sur cette opĂ©ration, ce sont lĂ  plusieurs milliers de dollars d’Ă©conomisĂ©s et une couverture mĂ©diatique assurĂ©e sur le territoire US. Je suis content mais ma joie ne va pas durer…

En effet, Ă  plusieurs reprises on prĂ©sente Ă  Sarah personnes et solutions pour personnifier le community management de ses sites et lĂ  les couac commencent Ă  se faire sentir. Les prises de contact se font Ă  de façon agrĂ©able, prometteuse mais Ă  chaque fois c’est le refus sans explications prĂ©cises ou alors, valables Ă  mes yeux. On est pris par le temps et le courant doit « passer » entre la personne qui fera le relais ici en Suisse (dans plusieurs langues) et l’aventurière. C’est pas gagnĂ©, la mission semble impossible.

C’est quand le team nous demande un film court (Ă  faire sur les bases de quelques images de son DVD) que tout commence Ă  partir en vrille. Ce film devait servir de « teaser » dans un event publique pour mettre en avant la promotion de la nouvelle expĂ©dition. Nous prenons donc le temps nĂ©cessaire Ă  le produire, temps qui s’ajoute au temps dĂ©jĂ  passĂ© pour ce projet. Et après visionnement, on nous dit que cela ne va pas mais que les modifications nous seront communiquĂ©es. Elles ne viendront jamais et le film sera fait dans un autre studio. Tout ceci coĂŻncide avec la première estimation et facture sur les travaux dĂ©jĂ  effectuĂ©s pour cette aventure.

C’est plusieurs milliers de francs qui passent Ă  la trappe et un refus catĂ©gorique d’admettre tout ce travail comme accompli. Je suis las et surtout déçu. J’entreprends une ultime tentative avec M. Barbezat qui semble lui aussi devant le fait accompli. Il n’y aura pas de couverture vidĂ©o ni mĂŞme de live streaming et encore moins de communication 2.0, en tous cas pas avec nous… La facture passera au classement vertical.

C’est donc comme une sorte de confirmation que j’ai vĂ©cu ces images de la TSR, cette fameuse maxime qui dit « faites ce que je dis pas ce que je fais » Elle me donne raison sur un point: cette phrase n’est pas de moi (elle est de LoĂŻc Lemeur et s’adressait Ă  M.E. Leclerc) « Parle de ta boĂ®te avant qu’un autre le fasse pour toi » Un conseil donnĂ© Ă  Leclerc sur le fait de bloguer et donc de parler de son entreprise sur le web.

En rĂ©sumĂ©, je suis rassurĂ© de ne pas ĂŞtre, de ne plus ĂŞtre impliquĂ© par ce projet mais il est indĂ©niable que si tout avait Ă©tĂ© mis en place dès le dĂ©but sur l’aspect 2.0 de la communication du team, bien des choses auraient peu ĂŞtre mieux gĂ©rĂ©es voir anticipĂ©es.

Mais surtout, cela aurait pu mettre l’accent sur le fait que la transparence ça sert ;-)

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