Archives mensuelles : septembre 2009

Pourquoi j’ai failli quitter mon opĂ©rateur Swisscom ?

Swisscom
Image via Wikipedia

Oui, c’est clair que c’est un drĂ´le de titre au mĂŞme titre que c’est une drĂ´le d’idĂ©e. Mais il m’est impossible de ne pas vous raconter cette histoire digne d’un roman Ă  deux balles ou d’une mauvaise sĂ©rie tv. Loin de moins l’idĂ©e de passer pour un râleur, juste envie de partager cette « aventure » avec vous. Probablement une belle occasion pour Ă©changer avec vous sur ce thème.

Retour en arrière:
Il y a maintenant deux mois que je songeais Ă  passer de l’iPhone 3G au 3GS. Pour quelle raison ? Tout simplement pour avoir la vidĂ©o de façon native et un capteur de meilleure qualitĂ©. Pour ce qui me suivent ou me connaissent, il savent que mon 3G « fait » aussi de la vidĂ©o et en plus en live via Qik ou uStream. Et les plus Geeks d’entre vous rĂ©agirez (Ă  juste titre) en me disant « mais le 3G ne fait pas de vidĂ©o » Oui c’est exact et encore moins en live avec les outils que je viens de citer. Oui, j’ai jailbreakĂ© mon iPhone, voilĂ  c’est dit. Sachant pertinemment que le prochain iPhone subirait le mĂŞme sort, seul le capteur de meilleure qualitĂ© me pousse Ă  passer sur un 3GS. Juste pour ça ? HĂ© oui ! C’est clair que la boussole on s’en fout un peu!

Entre temps, une amie proche se fend d’une lettre Ă  l’opĂ©rateur pour se plaindre (Ă  juste titre) de la façon maladroite que Swisscom a avec certains clients comme dans cet exemple, de bons clients (on parle ici de factures mensuelles de plus de 500.- CHF) A ce niveau si jamais chez cet opĂ©rateur, vous passez dans la catĂ©gorie « A » VoilĂ  que non seulement on lui rĂ©pond très rapidement mais qu’en plus la hotline lui propose ni plus ni moins de passer au 3GS 32GB… gratuitement, preuve de la volontĂ© de Swisscom que de vouloir la garder comme bonne cliente. C’est un charmant opĂ©rateur (en tout cas sa voix) qui lui propose la chose. VoilĂ  qu’en moins de deux semaines, elle reçoit son nouveau prĂ©cieux par la poste, sans passer par la case « Swisscom Shop » Pour votre gouverne, il se trouvait que j’Ă©tais prĂ©sent lors de cet appel tĂ©lĂ©phonique et ai pu ainsi assister Ă  la scène.

Entre temps:
Entre temps ? Et bien une nouvelle offre arrive chez notre opĂ©rateur national: un abonnement forfaitaire (cher ?) de 169.- CHF par mois pour de la tĂ©lĂ©phonie mensuelle illimitĂ©e tous opĂ©rateurs suisses. Pareil pour les sms et la data (idĂ©al quand vous utilisez votre iPhone comme modem) Le type d’abonnement dont je rĂŞvais depuis très longtemps et qui correspond pile poil Ă  mes besoins. C’est d’ailleurs pour cet abonnement que mon amie s’engage pour ainsi recevoir son nouveau tĂ©lĂ©phone. Ni une ni deux, je contacte donc Swisscom…

Plus tard:
Je me retrouve Ă  ĂŞtre contactĂ© par Swisscom suite Ă  mon premier message envoyĂ© sur le site. Je dis bien mon premier message puisque le second n’a donnĂ© qu’une rĂ©ponse bateau de leur part et le troisième message, et bien  j’attends toujours que Swisscom y rĂ©ponde. Les rĂ©ponses Ă  mes premiers messages laissent apparaĂ®tre les choses suivantes:
-je suis un client de catĂ©gorie « A », ok c’est cool pour l’offre qui pourra suivre
-je ne suis pas « Ă©ligible » pour une nouvelle offre avant aoĂ»t 2010, aie alors il faudra donc faire preuve de patience ou laisser tomber l’idĂ©e ?
-on me dit qu’aucune offre n’est possible via la hotline, celle lĂ  mĂŞme qui me donne ces Ă©lĂ©ments de rĂ©ponse par tĂ©lĂ©phone. Tiens c’est bizarre, alors comment expliquer l’offre proposĂ©e Ă  mon amie ?
-pire encore, pour connaĂ®tre l’offre exacte, je dois passer par un Swisscom Shop pour commander mon nouvel appareil et en connaitre le prix. Vive le business 1.0 !
-en mĂŞme temps on me lâche un chiffre, celui de 109.- CHF pour un 3GS 16GB si je pars sur le nouvel abonnement « BeFree » et dans la foulĂ©e on me susurre un « Monsieur Weber, pour cette offre, nous pouvons vous proposer tout cela avant l’Ă©chĂ©ance d’aoĂ»t 2010″ Haaaaa mais c’est que cela devient très intĂ©ressant tout cela. Donc pas besoin d’attendre de nombreux mois pour changer de tĂ©lĂ©phone.

Première question:
Est-ce que cela veut dire que l’engagement sur 24 mois c’est du pipeau pour partir sur une nouvelle offre ?
Seconde question:
Est-ce qu’il y a diffĂ©rence de traitement au service client hotline chez Swisscom ? Pour info la lettre + le tĂ©lĂ©phone avec la hotline avec mon amie se sont fait en anglais. Ceci expliquerait cela ?
Troisième question:
Pourquoi est-il possible de recevoir un appareil téléphonique par la poste sans devoir passer par un Swisscom Shop comme on nous demande de le faire ?

Plus tard, beaucoup plus tard:
De retour après mon sĂ©jour en Asie, l’idĂ©e me prend de passer (enfin ?) dans un Swisscom Shop pour connaĂ®tre les possibilitĂ©s et les modalitĂ©s de cette offre. Offre normalement notĂ©e bien au chaud dans mon dossier, comme m’avait promis la dame de la hotline. Comme le magasin est quasi en face de mes bureaux, j’entre tout confiant pour aller poser mes questions. Et lĂ , je sens que ça part en vrille. Je sens bien qu’avec ma toute première question, la vendeuse et moi, on ne sera jamais les meilleurs amis du monde. Encore moins copains « cul et chemise », j’oublie mĂŞme l’idĂ©e de la draguer tellement je sens en elle un je ne sais quoi. En fait oui, je sais quoi c’est ce « Monsieur je vous dis que j’ai raison et vous, vous vous trompez complètement, moi je sais et c’est comme ça, na! » Cela pourrait mĂŞme ressembler plus tard Ă  un « Tu sais oĂą tu peux te le caler ton nouvel iPhone ? Hein tu sais ? » mais lĂ  je sens que je m’emporte et je reviens Ă  ce qui a Ă©tĂ© vraiment dit et entendu lors de cette rencontre. J’ai mĂŞme pas le temps de dĂ©buter ma petite histoire qui racontait que j’avais droit Ă  une nouvelle offre mĂŞme si on est pas encore en 2010, que je pourrais commander mon iPhone 16GB Ă  un prix sympa et qu’en plus je dĂ©sirais passer sur ce nouvel abonnement par la mĂŞme occasion.

MĂŞme pas le temps d’expliquer tout cela qu’elle me dit sèchement « vous n’avez pas droit Ă  une nouvelle offre » Mais madame, je tentais de vous expliquer qu’Ă  la hotline on m’a dit que oui « Non je ne vois rien, ce sera pour aoĂ»t 2010! » Mais madame (sur un ton faussement calme) je suis ici PARCE QUE la hotline m’a invitĂ© Ă  le faire et m’a indiquĂ© que JE POURRAIS dĂ©jĂ  bĂ©nĂ©ficier d’une nouvelle offre, mĂŞme si on est en septembre 2009. Bizarrement, quelques instants plus tard et quelques aller-retour dans le bureau Ă  l’arrière, elle parle de « dĂ©bloquer » l’offre pour ainsi en bĂ©nĂ©ficier. Ouf, une Ă©tape de franchie, reste maintenant Ă  lui expliquer que j’aimerai mon iPhone pour 109.- CHF max (comme le disais la dame de la hotline) A ce niveau, je n’essaie mĂŞme pas ou plus de tenter le zĂ©ro franc sur cet appareil. A ce propos, quand je tente de leur expliquer qu’une connaissance a rĂ©ussi Ă  en avoir un pour 0.-CHF (oui ils sont maintenant deux en face de moi pour rĂ©gler mon cas ou alors le secret espoir de ma casser la figure ?) ils crient presque pour me dire que c’est IM-PO-SSIBLE ceci malgrĂ© le fait que je leur rĂ©pète Ă  trois reprises que j’ai vu le bulletin de livraison ainsi que l’appareil avec un montant de 0.- CHF comme unique facture.

Bref, je vois son collègue, un homme, lui expliquer que oui c’est possible d’avoir ce modèle pour la somme de 109.- CHF si je pars sur cet abonnement miracle. « Tu vois tu choisis ici, tu cliques lĂ  puis tu appliques le rabais et ça lui fait un montant de 109.-, voilĂ  » tout en faisant des records de vitesse sur l’ordinateur de ma future copine. A cet instant, je sais que le sourire ne fera pas partie des cadeaux prĂ©vus Ă  mon Ă©gard, tellement elle doit me haĂŻr de ne pas m’avoir cru dès le dĂ©but. Je viens de passer plus de 25 minutes pour simplement pour demander ce que l’on m’avait proposĂ© par tĂ©lĂ©phone. J’Ă©tais simplement venu commander un appareil tout en souscrivant un nouvel abonnement.

Quatrième question:
Pourquoi n’est-il pas possible de commander par tĂ©lĂ©phone ou via le web son nouveau mobile ?
Cinquième question:
A quoi sert une hotline qui dĂ©livre des infos et des promesses si ces mĂŞme donnĂ©es ne sont pas « visibles » dans un shop dans lequel on est censĂ©s passer juste après ?

Et pour finir:
Ma copine, vous savez la vendeuse et bien elle, toute contente (j’ose l’imaginer) m’informe qu’il va falloir attendre environ deux mois avant de voir arriver mon capteur vidĂ©o de meilleur qualitĂ© avec un iPhone 3GS autour. Presque contente de me filer cette info comme seule forme de « au revoir » !

Sixième question:
Pourquoi Swisscom a autant de peine Ă  soigner ses clients ? N’est-ce pas plus important de bien les garder que d’en trouver des nouveaux ?
Septième question:
Est-ce que Swisscom Ă©coute rĂ©ellement ses clients ? (Faisons le pari que ce billet n’arrivera jamais aux oreilles de Swisscom, dommage ils ne font peut ĂŞtre pas de veille)

Dernière question:
Pourquoi je reste (ou devrais-je rester) chez Swisscom ?

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Buzz & viral en Suisse romande, état des lieux

Dernièrement, on m’a posĂ© la question de ce qui avait Ă©tĂ© fait en matière de buzz et de viral ici en Romandie. Faisant le compte et un bref rĂ©sumĂ© de chaque campagne, je me suis dit que partager cet « Ă©tat des lieux » pourrait Ă©galement servir ici en ligne. Attention, je n’ai ici que la prĂ©tention de rĂ©unir ce que j’ai vu passer Ă  ma connaissance et d’y amener mes commentaires et autres conclusions. De quoi Ă©viter tout malentendus, agences et autres pro du viral vous ĂŞtes bien Ă©videmment invitĂ©s Ă  venir complĂ©ter cette liste et d’y amener vos infos. Avant toutes choses et mĂŞme si l’exercice a Ă©tĂ© fait des dizaines de fois ailleurs, voici une Xème fois une brève dĂ©finition de ce que sont viralitĂ© et buzz.

Commençons par le viral, il existe depuis très longtemps et sous une forme naturelle pour l’ĂŞtre humain j’ai nommĂ© le bouche Ă  oreille. De quoi faire passer un message, une rumeur, une info d’une personne Ă  une autre. Sur le web, le viral prend la forme de « je te file ce lien, cette vidĂ©o parce que je l’ai trouvĂ© sympa et j’ai envie de les partager avec toi » et du coup, il y a de fortes chances (si le contenu tient la route) que cela se propage plus loin.
Vous avez tous en mĂ©moire ces pub tellement drĂ´les que vous les envoyiez Ă  vos amis pour que eux aussi puissent se marrer. Sans forcĂ©ment faire appel Ă  cette technique, elles se sont retrouvĂ©es Ă  faire le tour du web simplement par les utilisateurs. La technique actuelle consiste maintenant Ă  Ă©laborer des campagnes et des contenus qui pourront eux aussi passer d’email en email, de tweet en facebook et de bouche Ă  oreilles.

Le buzz doit son origine Ă  l’anglais (to buzz?) En fait vibrer, faire du bruit ou tout simplement se faire remarquer. De quoi susciter intĂ©rĂŞt et rĂ©actions pour qu’en finalitĂ©: on en parle ! Le buzz d’ailleurs comme le viral peut Ă©galement se retrouver Ă  fonctionner bien en dehors du web. Le web sert ici Ă  amplifier le phĂ©nomène et Ă  en faciliter grandement sa diffusion. CoĂ»ts diffĂ©rents, facilitĂ© d’usage, calculs possibles sur les retours et autres stats. Il est Ă©vident que le web amène beaucoup plus d’avantages.

Alors quelles campagnes viral & buzz avons-nous eu droit durant ces dernières deux-trois dernières années en Romandie ?

Tribune de Genève et 24 Heures
Deux journaux bien romands qui ont osĂ© l’usage du buzz & du viral dans une mĂŞme campagne (une pour chaque titre) et ceci grâce Ă  la contribution de Vanksen. Une agence europĂ©enne fraichement installĂ©e en Suisse mais qui tarde Ă  faire « son trou » ici Ă  l’inverse des fabuleux rĂ©sultats obtenus en France et dans le reste de l’Europe. Leurs rĂ©fĂ©rences sont nombreuses et surtout variĂ©es en matière de type de clients.
Un joli coup que de voir des journaux se lancer dans un tel usage. Les campagnes « dont vous ĂŞtes le hĂ©ros » se composaient de vidĂ©os dans lesquelles textes, noms ou messages Ă©taient intĂ©grĂ©s grâce Ă  la technologie flash. De quoi se rendre tout fier pour passer le lien Ă  ses amis puisque vous vous retrouviez ainsi « impliquĂ©s » dans la campagne.

Josy
En matière de buzz, on peut Ă©galement faire appel Ă  cette technique sans pour autant utiliser le web et mĂŞme pas s’adresser Ă  un client « end user » comme ce fĂ»t le cas de « Qui connaĂ®te Josy ? » une campagne orientĂ©e quasi BtoB puisque lancĂ©e par un groupe de presse (sauf erreur Ringier) pour mettre en avant leurs titres. L’agence (ne sais qui a orchestrĂ© cette campagne) a optĂ© pour l’usage d’une photo d’une femme au physique particulier, ni belle ni moche mais qui « avait quelque chose » de quoi accrocher le regard et se poser des questions sur qui est cette Josy. La campagne parue dans L’Hebdo a durĂ© assez longtemps pour que pas mal de professionnels de la branche ainsi que des lecteurs cherchent Ă  comprendre ce qui se cachait derrière cette femme.

Buzz Academy
Une Ă©cole pour apprendre le buzz et le viral, c’est que proposait l’agence genevoise de dĂ©tails.ch sous la forme d’exercices pratiques et cas concrets. Une « campagne » de pub orchestrĂ©e par dĂ©tails.ch et soutenue par le Sawi, cĂ©lèbre Ă©cole de marketing et de communication Suisse. Mini site web, spot de pub dans des podcast et e-mailing furent les outils choisis pour promouvoir cette opĂ©ration. Marques de montres, office de tourisme, professionnels du marketing furent les premiers Ă©lèves de cette Ă©cole organisĂ©e sur plusieurs semaines de travail. LĂ  aussi difficile de mesurer le succès d’une telle opĂ©ration puisque très orientĂ©e BtoB, Le marchĂ© Suisse Romand Ă©tant tellement spĂ©cifique pour ne pas dire restreint que nous Ă©tions en droit de nous poser la question de l’utilitĂ© d’une telle initiative.

Le Parfait
Une sorte de grande première en Suisse Romande et mĂŞme en Suisse « tout court » puisque Le Parfait, quasi emblème national au mĂŞme titre que le cervelas fait aussi appel Ă  ces techniques. Une première aussi puisque « derrière » Le Parfait il y a NestlĂ© ! Une campagne dans laquelle on retrouve l’agence Vanksen, l’agence Lausannoise Tasmanie et NestlĂ© cĂ´tĂ© client. Viral avec la participation de l’utilisateur, ce concept devait ainsi provoquer l’engouement de l’internaute Ă  participer lui aussi Ă  la rĂ©alisation d’un spot vidĂ©o pour cette marque de pâte Ă  tartiner. C’est FreeStudios qui renforce l’Ă©quipe pour produire un spot quasi fait pour la TV tant il est trop « tĂ©lĂ© » et tellement Ă  cĂ´tĂ© du langage habituel du web. Preuve en est, au vu des films prĂ©sentĂ©s et produits par les internautes, que le web a son propre langage mĂŞme pour les contenus vidĂ©o. Je sais que j’enfonce ici une porte ouverte mais il semblerait que les agences ne l’ai pas encore compris ! *
C’est un jeune suisse allemand qui remporte la première place, amusant quand on voit la rĂ©partition entre romands et suisses allemands cĂ´tĂ© participants…

Festival du Film viral
Comme pour boucler la boucle, Vanksen s’est aussi fendue de produire son festival du film viral ici en Suisse. Comme je n’ai jamais eu l’occasion de participer aux Ă©ditions françaises de cet Ă©vent, je ne peux pas tellement comparer entre les deux versions mais ce que l’on peut dire (la aussi c’est une Ă©vidence) c’est que les producteurs de contenus suisses se comptent sur les doigts d’une ou deux mains. Pas de quoi donc rĂ©volutionner notre paysage mĂ©diatique mais aussi de quoi se retaper des pubs que l’on a dĂ©jĂ  eu l’occasion de voir sur le web et venant tout droit du reste de l’Europe. Grand gagnant de ce festival, notre Monsieur Hatman, producteur cinĂ©ma et TV (cherchez l’erreur ?) pour la meilleure campagne virale ou buzz, je vous laisse choisir. Des productions de très belle facture qui tardent Ă  trouver leur voie tant le financement en Suisse n’est pas aisĂ©. (voir les Valaisans dans l’espace, la guerre des romands et toutes les productions faites pour la TSR)

Parti libéral-Radical
Grosse surprise, en fait double surprise dans ce PAR (paysage audiovisuel romand !) que de voir dĂ©bouler des vidĂ©os virales pour un parti politique et en plus rĂ©alisĂ©es par des producteurs beaucoup plus jeunes que ce que nous avions l’habitude de voir. C’est un collectif dĂ©jĂ  actif dans le monde de la radio en ligne sur le web qui commet cette campagne (payĂ©e ?) pour un parti politique Neuchâtelois. Des politiques qui osent ce mode de communication. A ce jour, je suis incapable de dire si cette campagne fut bĂ©nĂ©fique et si la toute jeune structure en question va continuer Ă  donner dans ce registre. EngagĂ©s Ă  produire Ă©galement des contenus de « qualitĂ© » pour la RSR, ils se voient aussi intĂ©ressants pour la toute nouvelle chaĂ®ne de tv locale « La TĂ©lĂ© »

Pause Kitt Katt
L’agence Tasmanie ne s’est pas arrĂŞtĂ©e en si bon chemin après la campagne « Le Parfait » pour remettre cela avec les barres chocolatĂ©es « Kit Kat » Une campagne que j’ai du mal Ă  quantifier ou Ă  qualifier tant elle est passĂ©e inaperçue dans notre blogosphère suisse. Pas Ă©vident de se retrouver de passer du classique au marketing 2.0 sans pour autant essuyer les frais d’un tel apprentissage. Loin de moi l’idĂ©e de jeter la pierre Ă  l’agence voir mĂŞme au client mais la mĂ©chante impression que lĂ  aussi, la communication est encore au mode 1.0 dans ce genre de campagnes (mailing en masse, groupes facebook sans community manager, pas de vision sur le long terme). Il serait tellement plus facile et surtout ouvert de se mettre Ă  plus impliquer blogueurs, lecteurs, clients et futurs clients qui pourraient ainsi passer du statut de spectateur au statut de collaboratif, de quoi rĂ©ellement assumer cet aspect d’implication. En fait, se retrouver ainsi Ă  avoir des ambassadeurs d’une marque et non « juste des clients » Ă  qui on passe une info: acheter nos produits !

Ali Khebab
Seconde fois pour la SGA (SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale d’Affichage) de donner dans le buzz avec leurs propres supports: les affiches. Comme en pĂ©riode creuse avec l’Ă©tĂ© les campagnes d’affichage sont moins nombreuses sur nos murs, qu’Ă  cela s’ajoute la « crise », la SGA  fait appel Ă  Publicis pour lancer cette campagne. Une campagne nationale avec un message simple « Ali Khebab arrive en ville » DĂ©clinĂ©e en anglais (ben ouais c’est plus facile dans un pays dans lequel on parle juste 4 langues) et avec le mĂŞme visuel, ces affiches ont fait parler d’elles et ceci jusqu’au « end user » mais cĂ´tĂ© efficacitĂ© et mesures, on peut Ă©mettre de sĂ©rieux doutes. Seul le nombre: les affiches prĂ©sentes dans chaque villes apparaissent sur la seconde volĂ©e d’affichage. Pas sĂ»r que cela amène plus de clients Ă  utiliser ce support.

« Attack of the buzz », Un film sur le buzz et le viral
NumĂ©ro 10, une agence suisse (la seule ou la première en Suisse et de nationalitĂ© suisse Ă  donner dans le viral & le buzz) installĂ©e Ă  Berne se lance elle aussi dans le trend de ces « nouvelles techniques » et produit ni plus ni moins une sĂ©rie de projection de film sur le thème du moment. Avec des villes comme Berne, Zurich et Lausanne on est lĂ  Ă  tous attendre ce qui se fera et ce qui sera prĂ©sentĂ©. Une mini opĂ©ration de buzz lancĂ©e Ă  la fin du printemps 2009 et qui trouvera son apothĂ©ose durant l’automne de la mĂŞme annĂ©e dans plusieurs villes de Suisse. NumĂ©ro 10 qui se voit accueillir ses futurs clients sous le label Buzzilla se donne les moyens de le faire avec une Ă©quipe toute dĂ©diĂ©e Ă  cette tâche. Le film qui ne se veut pas ĂŞtre un documentaire, prĂ©sentera le thème sous la forme d’un film de fiction d’une trentaine de minutes. Comme certains le savent dĂ©jĂ , je serais bien Ă©videmment prĂ©sent Ă  la projection Lausannoise le 1er octobre prochain, avec un camĂ©ra il va sans dire. Pour revenir Ă  Buzilla, j’attends beaucoup de voir ce que sera l’annĂ©e 2010 avec un telle orientation.

Cette liste pourrait ĂŞtre complĂ©tĂ©e par les projets en cours sur lesquels j’ai des infos ou ceux pour qui je me retrouve impliquĂ© (et il y a pas mal !) mais ce ne serait plus du coup, du buzz ou du viral, donc patience il y en aura pour tout le monde.

*A ce propos, votre serviteur s’est amusĂ© Ă  produire et prĂ©senter trois films Ă  ce concours et en a gagnĂ© deux. Ces deux rĂ©alisations ont Ă©tĂ© faites avec le support d’internautes qui avaient rĂ©pondu prĂ©sent Ă  l’invitation de participer Ă  ces films. Comme quoi le collaboratif et les rĂ©seaux sociaux peuvent sacrement servir.