Ridley Scott sans ses Aliens

Quand un réalisateur de films de science-fiction nous pond un « alien » ça donne une séance ciné des plus étranges.

Week-end pascal oblige, me voilà à penser à autre chose que mon travail, enfin ceci pour de courtes périodes telles qu’une pause cinéma par exemple. En guise de salle de cinéma: mon écran Samsung sur lequel je démarre l’application « SwissTV », une plateforme suisse de VOD et qui existe également sous la forme d’un boitier externe. Je parcours les premières propositions, les nouveautés et me laisse tenter par une bande-annonce prometteuse doublée d’un grand nom du cinéma: « Cartel » (The Counselor pour la version anglaise) un film réalisé par Ridley Scott. Ca sonne pas mal et la brochette d’acteurs donne réellement envie. On a un duo espagnol avec les noms de Javier Bardem et Penelope Cruz et avec en face: Cameron Diaz et même Brad Pitt. Je ne sais pas si c’est parce que je suis en train de finir la saison 5 de Breaking Bad ou si il y a quelque chose dans l’air, mais j’ai l’impression dès les premières minutes du film, de me retrouver dans un film qui tente de recréer la même ambiance. Ok on cause drogue, transactions cheloues à côté d’armes et d’avocat pourri et le tout se passe aussi sous le soleil, mais c’est plus fort que moi j’ai cette méchante impression que je me retrouve dans un copycat, mais sans la froideur de Einsenberg! Je ne mets pas longtemps avant de me poser la question si je ne suis pas en train de m’emmerder à regarder ce film tant le rythme, l’histoire (si il y en a une) et surtout les personnages ne collent pas ou plutôt ne collent à rien de tangible. De plus j’ai de la peine avec Brad Pitt qui, flanqué d’un catogan, n’arrête pas de donner des conseils que lui seul doit comprendre. Une intrigue qui n’en est pas une et un avocat (qui tient le rôle principal) qui se retrouve dans une situation incroyable après avoir compris que l’on veut lui faire sa peau, ok mais pourquoi ?

Le hic, c’est que rien ne tient debout dans cet improbable storyboard. Même si on n’a pas besoin de toujours être pris par la main côté histoire, dans ce film tout est décousu et les envolées lyriques pour certains propos tenus par certains rôles dans ce thriller n’arrangent en rien la compréhension de l’histoire. Vendu comme le film qui réunit les meilleurs acteurs du moment, ce film réalisé en 2013 annoncé avec le pitch suivant* ne m’a pas du tout plu et c’est bien dommage tant j’adore Bardem (à l’époque des films de Almodovar) ou la craquante Cameron Diaz.

Economisez vos sous et ne le louez pas!

*Le pitch: « La descente aux enfers d’un avocat pénal, attiré par l’excitation, le danger et l’argent facile du trafic de drogues à la frontière américano-mexicaine. Il découvre qu’une décision trop vite prise peut le faire plonger dans une spirale infernale, aux conséquences fatales. »

SwisscomTV débarque en 2.0

Innovation chez le géant Swisscom, avec son produit TV numérique qui passe dans une seconde version. SwisscomTV se présente maintenant sous la forme d’un plus petit boitier que plusieurs blogueurs ont pu découvrir cette semaine. Je remercie au passage Dave pour l’invitation à cet event. 

C’est dans la campagne vaudoise et en charmante compagnie que Swisscom m’a invité à découvrir cette nouvelle version de leur box. Avec des airs d’Apple TV, blanche et noire, ce nouveau device tourne sous Android à l’inverse de la précédente qui était sous Windows CE. Un détail qui a son importance au vu de la réactivité très très remarquable durant ce test. La rapidité semble être la grosse différence qui sépare les deux générations. Chose surprenante, à mettre sur le compte de l’optimisation, toutes les jaquettes de films ou les vignettes de vidéos apparaissent très très vite, normal au vu du taux de compression qui a été choisi. Cela donne un style aux visuels mais on voit bien que les images sont très compressées. Dans l’ensemble tous les menus, changements d’écrans ou l’entier de la navigation est très fluide et réactive.

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Pour ce qui est de l’offre, là aussi c’est quasi un sans-faute avec même une offre « Films suisses », de quoi partir encore plus loin à l’aventure pour de nouvelles découvertes. On apprécie les menus et les contenus réellement réglés sur la langue de l’utilisateur. Les fonctions d’enregistrements sont faciles à utiliser et le suivi des séries est très simple. La capacité du cloud permet de suivre, d’enregistrer ou simplement de revoir vos contenus sans limites, sans contrainte à l’inverse d’un disque dur qui peut être également une source de problèmes.

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L’offre de prix pour les trois types d’abonnement SwisscomTV2

Côté fonctionnalités intéressantes à relever, il y a d’abord la télécommande qui fonctionne en bluetooth, un choix pas si idiot et qui assure une transmission impeccable. A voir si cela permettra un pairing avec des applications sur smartphone. La box, à l’image des téléviseurs Samsug, possède également ses propres applications. Pas de quoi révolutionner ce qui se fait déjà sur un écran TV. Twitter par exemple, n’est pas proposé comme une expérience qui mélange social média et contenus vidéo, dommage! Pour le coup je préfère ma Samsung ;-) Il n’y a pas pour l’instant beaucoup d’app qui sont proposées par Swisscom, affaire à suivre pour voir si cela changera pour les mois à venir.
Lors de cette soirée test j’ai pu constater quelques petits bugs ou fonctionnements un peu étranges. (c’est plus fort que moi, j’ai le chic pour en trouver en quelques minutes) Gageons que ces petits soucis seront réglés rapidement. Je me suis fait prendre plusieurs fois par le choix des touches de la télécommande, une ergonomie qui reste à mon avis encore à affiner pour respecter une certaine logique entre choix proposés à l’écran et touches de la télécommande. A propos de touche, il y en a une qui a retenu mon attention (et qui n’est pas encore active) c’est celle de la HbbTV, le « télétexte 2.0″ qui sera enfin supporté par Swisscom avec la version de cette box. Un grand absent sur la version précédente qui coupait l’herbe sous les pieds des chaînes du service public qui propose de plus en plus des fonctionnalités très utiles, que ce soit sur les chaînes suisses ou celles de France télévision. Là aussi, affaire à suivre pour savoir comment cette offre sera proposée sur cette box.

En résumé, avec l’avènement de cette nouvelle version, Swisscom marque un joli coup pour simplement faire oublier que de regarder la tv en direct n’est plus une nécessité pour chacun de nous. Fait amusant, quand nous sommes arrivés chez nos hôtes d’un soir, ils regardaient Darius Rochebin qui présentait son journal de 19h30 avec un retard de presque 40 minutes! Pratique tout simplement, de quoi donner à manger aux enfants pour retrouver les news juste après.
A cela vous ajoutez le fait que tout ça se pilote partout et en tout temps, un simple clic sur une app mobile et vous programmez votre box pour ne pas louper le film et toutes vos séries, facile!

Mes « pour », mes « contres »:

Pour:

  • facile d’usage (malgré l’ergonomie à revoir)
  • rapide et réactif
  • capacité d’enregistrement conséquente
  • app mobile et expérience sur iPad agréable

Contre:

  • la gamme de prix
  • l’offre de passage de la 1.0 à la 2.0 pas très claire voir absente
  • obligation d’être chez Swisscom pour l’accès au Web -> bande passante
  • offre d’applications très restreinte voir inutile en l’état 

 

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Et pour finir, je vous invite sincèrement à aller faire un tour sur salsashop.ch pour découvrir de véritables bombes en matière de sauces fortes, un site de e-Commerce mis en place par un passionné dans ce domaine j’ai nommé Luca. Un grand merci à lui et surtout à son épouse qui étaient le temps d’une soirée, de très sympathiques hôtes pour cette démo.

Du visionnage à l’acte d’achat

De plus en plus d’articles proposés à la vente en ligne sont désormais présentés par une vidéo, soit pour expliquer leur fonctionnement, les montrer sur toutes leurs facettes ou encore décrire leurs bienfaits. La vidéo est partout sur le Web. Et pas uniquement pour donner plus de visibilité aux jeunes créateurs ou autres stars en devenir : elle vient défendre de plus en plus de produits proposés au e-commerce. Or plus de 52% des internautes se disent rassurés après avoir vu le produit présenté par une vidéo, ce qui les pousse à l’acheter. Il faut donc penser à intégrer cet outil de communication dans votre stratégie de vente en ligne. Car les habitudes changent et désormais la recherche de produits passe aussi et d’abord par YouTube, qui propose une façon pratique de constater la popularité d’une marque ou d’un produit. Le nombre de vues est un critère pris très au sérieux par les acheteurs pour qui la recommandation a une valeur. Ainsi, que ce soit via une vidéo proposée par la marque officielle ou via une vidéo faite par un acheteur prêt à se transformer en un testeur de produits, ce contenu en dira plus long sur votre produit que n’importe quel résumé. N’oubliez pas d’y ajouter la couche « interactivité » par le biais de commentaires et autres feed-backs générés par d’autres clients ou « vidéonautes » qui seront passés par là. Le partage prend aussi tout son sens à l’époque des réseaux sociaux. Pourquoi ne pas partager ces vidéos via un lien Facebook ou Twitter ?

Pourquoi il n’y aura probablement pas de prochaine édition des Web Comedy Awards en 2015

C’est peut être sous la houlette de M6 pour W9 ou le sponsor, la boisson Orangina ou peut être même une boite de production TV associée à un festival tel que celui de Montreux qui a donné vie à cette première édition des Web Comedy Awards 2014. Une idée simple et même louable: récompenser à coup de prix les meilleurs Youtubeurs du moment.
Faire de cet évènement un show visuel partait d’une bonne idée. Un live vidéo et qui plus est sur YouTube*, encore mieux. Retransmettre tout cela également en tv ? Aie, c’est là que du coup cela devient un peu plus compliqué. Donner dans le télévisuel avec de l’UGC (User Generated Content) est un exercice sur lequel beaucoup se sont déjà cassé les dents. Certes, il est évident qu’avec un sponsor on doit s’attendre à un retour sur investissement pour lui. Un sponsor qui pourrait d’ailleurs se faire plaisir déjà sur du online avec le streaming Youtube, non ?
Et bien non, un sponsor ça doit viser large et pour lui la tv = plus large audience, ce qui dans ce cas, est totalement faux. Mais que voulez-vous, les vieux réflexes ont encore du bon. L’idée de faire les deux, le Web et la tv partait d’un bon sentiment, en tous cas dans la tête des gens. Sauf dans celles des viewers (sorry je n’ai pas encore trouvé de mot réellement adapté) . Des tweetos qui se sont fendus de centaines, de milliers de messages très critiques envers les organisateurs, le principe même de la soirée, des critiques vis-à-vis de la chaine de tv et surtout vis-à-vis des jurés. Que ce soit sur l’animation elle-même avec un Kavanagh censé être drôle, l’absence de certaines pointures du Web vidéo ou le déroulement de la soirée calquée sur les Césars et jugée trop conventionnelle pour de jeunes internautes. En très bref, la première édition des Web Comedy Awards s’en est pris plein la tronche par le Web.
Alors pourquoi il n’y aura peut-être pas de seconde soirée WCA ? Et bien pour plusieurs raisons que je vais tenter de lister ici. Une liste que je vais tenter de rendre la plus complète possible au vu du spectacle auquel j’ai assisté il y a quelques jours de cela.

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Le top 10 des raisons pour lesquelles il n’y aura pas de Web Comedy Awards en 2015:

  • En 2015 il n’y aura peut-être plus Orangina et M6 pour financer une telle manifestation
  • En 2015 la TV aura enfin compris que faire du contenu pour le Web et pour la télévision sont deux choses différentes et qu’il faut des spécialistes pour chacun d’eux
  • En 2015 il n’y aura plus aucun Youtubeur qui se laissera charmer par les sirènes de la tv pour venir sur scène
  • En 2015 W9 qui appartient à M6 sera rachetée par Youtube
  • En 2015 il n’y aura plus un seul Youtubeur avec de l’audience, au vu des nouvelles règles imposées par le géant Google (sauf Rémy Gaillard qui est uniquement sur Dailymotion)
  • En 2015 plus personne ne voudra participer à un « concours » qui n’est pas ouvert à tous et pour lequel tout est déjà décidé à l’avance en matière de résultats
  • En 2015 il sera encore plus difficile de convaincre des stars du Web d’être associées à une marque
  • En 2015 il sera très déplacé et ringard aussi de regarder un programme en live en télévision
  • En 2015 le CSA interdira toute diffusion de contenus initialement produits pour le Web
  • En 2015 enfin, il n’y aura peut être plus de télévision ni l’audience qui va avec puisqu’Internet aura pris le dessus

Oui, d’accord j’ai peut être un peu abusé pour quelques-uns des points qui expliqueraient la disparition d’un tel prix, mais dans ma tentative ici que de trouver des explications je ne pense pas être dans le faux en disant que Web et télévision ne savent toujours pas cohabiter ensemble. Que ce soit pour se compléter (sauf dans le monde de l’information dans le service public, tous pays confondus), mais surtout pour travailler ensemble. On y arrive toujours pas, on ne sait pas faire et ne me dites pas que c’est pour des raisons techniques ou de moyens. Non l’explication est toute simple, tellement simple que cette évidence déplait à beaucoup. On ne veut simplement pas l’admettre: imaginer et produire du contenu pour le Web est tout simplement un autre métier que celui de la télévision. Tant que ce constat ne sera pas pris au sérieux, on va continuer à voir passer des productions tv maladroitement produites pour le Web et des bouts de vidéos venant d’internet méchamment « adaptés » pour le format télévisuel.
Dommage, la solution est pourtant si simple…

Voir Monsieur Poulpe lire un prompteur dans le « Grand journal » sur Canal+ pour sa chronique « le rappel des titres » ben c’est quand même pas pareil!

*Tiens, ne serait-ce pas là une raison de plus de transformer ce prix en un show visuel ? Sponsor + diffuseur = mix parfait, nan ?

La vidéo fait plus vendre: c’est clair!

Je ne résiste pas à l’envie de partager ce rapport en forme de sondage fait par la société Animato. Elle a publié les résultats d’une nouvelle enquête qui montre que la vidéo a un impact positif sur les décisions d’achat et qu’elle conduit à un attachement à la marque. La nouvelle étude, Animoto Online and Mobile Video Study, s’est faite auprès de 1 000 consommateurs américains et a révélé que près des trois quarts (73 pour cent) des répondants sont plus enclins à acheter un produit ou un service s’ils peuvent regarder une vidéo sur le produit auparavant.

La société a également publié ses conclusions clés dans le graphique ci-dessous (source Animoto/searchenginewatch)

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« Les avantages commerciaux de l’utilisation de la vidéo pour augmenter la découverte, le trafic, l’engagement et la conversion sont largement prouvés, mais nous voulions savoir pourquoi les consommateurs trouvent les vidéos commerciales utiles », a déclaré Brad Jefferson, directeur général de Animoto. « Les données montrent que les vidéos commerciales exercent un influence réelle dans la prise de décision du public pour acheter en toute confiance. En plus de cela, les consommateurs développent une impression plus positive des entreprises qui utilisent la vidéo et pensent même que ces entreprises sont plus dignes de confiance. Les entreprises qui n’optent pas pour la vidéo négligent un précieux outil pour atteindre leurs clients et ils auront du mal à suivre le rythme de la compétition ».

Les vidéos jouent un rôle essentiel dans la prise de décision à tous les stades de l’expérience client

Presque toutes les personnes interrogées (96 pour cent) trouvent les vidéos utiles pour prendre des décisions d’achats en ligne – créant ainsi une opportunité importante pour de petites entreprises de capitaliser en proposant plus de vidéos. Les résultats montrent aussi que les vidéos ont une valeur considérable notamment pour accroître la notoriété d’une marque au cours du processus d’achat ainsi que pour l’engagement post-achat :

  • 93 pour cent des répondants trouvent que la vidéo est utile pour comparer les offres d’achat.
  • 87 pour cent des répondants trouvent que la vidéo est utile pour rechercher d’autres produits de la même marque.
  • 93 pour cent des répondants trouvent que la vidéo est utile pour obtenir des conseils/instructions post-achat.
  • Les vidéos conduisent à un attachement à la marque, et laissent aux consommateurs une impression positive

Selon l’étude, la vidéo permet aux entreprises de communiquer directement avec leurs clients et donne aux consommateurs une impression positive de leur marque :

  • 71 pour cent des répondants sont d’accord pour dire que regarder un contenu vidéo produit par une entreprise leur donne une impression positive de cette marque/entreprise.
  • Près des deux tiers (64 pour cent), des personnes interrogées trouvent qu’il est utile de regarder des vidéos pour en savoir plus sur l’entreprise chez qui ils comptent acheter.
  • 58 pour cent des répondants considèrent que les entreprises qui produisent des contenus vidéo sont plus dignes de confiance.
  • Les consommateurs parlent de leurs préférences en matière de vidéo

Les vidéos les plus longues ne sont pas nécessairement les plus efficaces, 83 pour cent des répondants disent que la longueur idéale d’une vidéo qui a pour but d’informer en vue d’un achat est de cinq minutes au maximum.

Les répondants ont également des points de vue intéressants sur les types de vidéo qu’ils préfèrent voir. Depuis un aperçu de la vue sur mer d’un restaurant à un entretien avec un conférencier, les personnes interrogées veulent voir plus de vidéos dans tous les secteurs d’activités, pour tous les produits et services :

42 pour cent des répondants aimeraient voir plus de descriptions produits ou de démonstrations dans les vidéos, comme la vue à 360° d’un produit, comment jouer à un jeu, ou comment utiliser un téléphone.
Il faut plus de contenus vidéo sur l’électronique (57 pour cent), les restaurants (39 pour cent), les voyages (34 pour cent), et l’exercice/remise en forme (33 pour cent).

Une conclusion évidente qui amène (comme chaque année) à dire que 2014 serait l’année de la vidéo ? Dans tous les cas, le travail au sein de mon agence breew montre bien que cette demande à produire du contenu est de plus en plus fréquente et dans des domaines de plus en plus larges.

L’autre point important d’une telle stratégie axée sur l’image: la continuité. Certain de nos clients nous sont d’ailleurs fidèles depuis plusieurs années, un gage de qualité mais surtout un moyen évident que d’appuyer les messages sur du long terme.

Ce week end on m’a parlé de mort, de sexe et de vieillesse mais pas tout en même temps

Un week end placé sous le sigle du culturel pour découvrir en moins de deux jours, deux spectacles d’artistes romands. Rendez-vous est fixé à Sion le vendredi soir pour la première du spectacle de Noël Antonini « Vivre est incurable, c’est mourir qui pique un peu » avec Michèle Guigon pour la mise en scène. Et pour parler d’elle, il est vrai que la mise en scène de ce spectacle déguisé en thérapie est réellement réussie. A l’image des toutes première minutes durant lesquelles Noël convie les spectateurs à visionner tous ensemble ses souvenirs d’enfance tournés en super 8. Manque de pot, cela ne se passe pas comme prévu et le spectacle continue avec de nouvelles surprises. Mais il n’y a pas que la mise en scène qu’il faut relever, il y a surtout la trame, l’histoire choisie par Noël Antonini pour revenir sur son enfance marquée par l’absence de son père. On découvre ainsi que son père est mort dans un accident d’avion que son père pilotait, avec d’autres personnes à bord. Et ce qui pourrait ressembler à un récit se transforme tantôt en souvenirs émouvants, en instants amusants mais surtout en un dialogue imaginaire entre le fils et son père. Il y a aussi de l’humour dans ces moments partagés avec le public. Nous sommes très loin de l’humour du trio des « Peutch » dans lequel officie Noël.
Pour l’humour franchement annoncé c’est le soir suivant que je me rends à Fribourg pour le nouveau spectacle de Frédéric Recrosio. Avec un titre comme « Je suis vieux (pas beaucoup mais déjà) » le ton est donné. On quitte (pas tout le temps) le registre du sexe et des relations chers à Frédéric Recrosio. Même si il est attachant, touchant quelques fois, le thème reste celui de l’âge et de la vieillesse. Et pour aborder le sujet il arbore son language cru et direct. Beaucoup de passages sont d’ailleurs dérangeants tant ils nous renvoient souvent à notre propre réalité. On sent d’ailleurs un certain malaise dans le public, à peine perceptible mais bien présent. La mise en scène quand à elle n’est pas particulière, on regrette presque ce choix de voir Recrosio derrière sa table, son pupitre et ses carnets pour tenir une sorte de monologue dédié au public mais aussi à lui-même. (l’âge peut être l’oblige à rester assis ?) Quelques interactions avec le public et ces instants durant lesquels il se lève pour certains passages changent un peu l’ambiance. Un éclairage simple et des jingles musicaux à consonance « rock » viennent également rythmer la soirée, presque un peu « too much ». On rit, on apprend et on se rappelle tout ce qui nous ramène à la vérité de l’âge. Fred est très fort pour nous mettre tout cela face à nous, le nez dedans. C’est comme une prise de conscience pour lui, lui qui abordait avec indélicatesse ou moquerie aussi le thème de l’amour, des relations ou du sexe aussi.
Deux spectacles, deux artistes que j’ai eu plaisir à voir l’un après l’autre pour qu’en moins de deux jours je me balade entre sourires et souvenirs, mort, amour, de père à papa et de vieillesse aussi.

Les prochaines dates de Noël Antonini
Les prochaines dates de Frédéric Recrosio

Youtube ne joue pas le jeu

Depuis janvier de cette année, les choses changent chez Youtube. Un regard plus efficace, mais surtout plus systématique, est posé sur tout ce qui concerne droits d’auteur et copyright, et leur respect. C’est le monde du jeu vidéo qui en fait les frais en premier. À croire que le tout gratuit risque de disparaitre avec les nouvelles règles que dicte Google. C’est en décembre 2013 que les premiers signes sont déjà arrivés. Par le biais de mails, certains Youtubeurs partout dans le monde sont avertis que leurs productions comportaient des contenus tiers. Entendez par là, des vidéos ou de la musique qui appartiendraient à d’autres ayants-droit. Les Youtubeurs de jeux vidéo voient arriver les premiers avertissements de la firme de Mountain View sous la forme de centaines de mails. Ce sont principalement les stars du Gameplay en screencast, et les émissions qui parlent de ce thème, qui se voient averties du retrait de la piste sonore dans certaines de leurs productions. Arrivent ensuite les avertissements sur la rétribution et le partage des revenus publicitaires. Youtube annonce qu’un seul ayant-droit se verra reverser le fruit de la monétisation des contenus vidéo. Pour un jeu vidéo, cela peut être l’éditeur de celui-ci ou la société qui est à l’origine de la création de la musique, mais plus du tout le Youtubeur lui-même.

Romande Energie et sa communication en ligne

 

Lundi 3 février 2014 se tenait la visite de Romande Énergie pour découvrir le centre de dispatching ainsi que la rencontre avec les responsables du marketing de l’enseigne. Un rendez-vous placé sous le sigle du social média puisque quelques blogueurs romands étaient au rendez-vous tels que @cmic, @boloms, @_quelbazar_ ou votre serviteur @thierryweber. Le tout sous l’égide de @edithpage pour le compte de @RomandeEnergie.
Romande Énergie c’est l’électricité de la Suisse romande à travers une partie du Valais, le canton de Vaud et bientôt peut être, celui de Genève. C’est surtout un des 700 acteurs du domaine ici dans notre pays.
Philippe Durr, directeur Romande Énergie Commerce SA nous présente les grands axes de la régie romande et parle également de son propre parcours déjà empreint d’expériences dans le monde de l’énergie. La taille de cette entreprise et sa place en Suisse ou même dans le monde en comparaison des acteurs en place sont évoquées ici comme un avantage. On aborde l’importance de la communication sur l’incidence des choix techniques et stratégiques en matière d’énergie. Parler d’écoénergie oui, mais savoir de quoi il s’agit c’est peut-être mieux, un point sur lequel Monsieur Durr insiste.
La notion de région et de local entre également en compte dans ses propos. Une conclusion qui s’est avérée comme évidente: créer une AOC sur l’énergie. Romande Energie a une vocation plus « rurale » que les autres groupes présents en Suisse et surtout basés dans les grandes villes. Le besoin de communiquer et de donner dans le marketing pour une entreprise comme Romande Energie est devenu une suite logique en prévision de l’ouverture du marché et sa libéralisation. Une belle opportunité que d’entamer le dialogue et mettre en place la communication avec le client quelque il soit, « du squatteur à la multinationale »
On parle également des différents partenariats faits sur des projets pilotes pour des solutions qui seront commercialisées dans le futur comme le système Ecowizz de la société Geroco. Romande Energie aide et intervient pour améliorer ce type de solutions, une véritable valeur ajoutée à leur offre.
Le Projet Déclic avec ses ménages pilotes qui ont partagé leur expérience en ligne et à travers des témoignages. Un site Web agrémenté d’un système de partage sur leur indice de consommation pour en parler et réagir sur leur suivi. C’est plus de 3000 foyers qui sont connectés à cette plateforme pour s’informer et partager ces données. Environ 10’000 connexions par mois sont à compter sur ce site.
Un autre aspect fut débattu durant cette soirée: l’importance de la simplicité de la communication pour les choix proposés aux clients à l’image du site Web de la Romande Énergie: clair, simple et complet. Dans cette opération de communication, les buts de cette société sont de mettre en avant les produits « terre romande » et « terre suisse » qui sont même garantis par un label.
Un troisième « produit » va bientôt voir le jour grâce au crowdsourcing: « terre d’ici » pour co-construire ce nouveau produit à l’aide des clients et de la communauté, un peu à l’image de la Migros qui avait impliqué ses propres clients pour donner vie à de nouveaux produits proposés à la vente.
« Terre d’ici » c’est le prochain label pour un produit encore plus local, l’énergie qui viendrait de sa région voir même de son quartier, un produit qui devrait être disponible en 2015.

« L’énergie électrique est le produit le plus frais que vous puissiez trouver, il est consommé au même instant qu’il est produit »

Pharrell Williams et les français de « We are from LA » inventent le clip musical de 24 heures

 

Après le succès planétaire de son titre Get Lucky avec le duo français des Daft Punk, Pharrell William ré-édite cela avec encore une fois, des Français comme complices. Les célèbres « clipeurs » (ou faiseurs de clips) de « We are from LA » inventent pour le coup et pour le buzz aussi le clip vidéo qui dure 24 heures. Ce ne sont pas moins de 6 Mio de vues et quelques qui sont à constater sur le site (très bien conçu au demeurant) du dit clip.

 

Interactif, amusant, touchant, mais aussi beau, c’est tout cela que l’on peut retrouver sur http://24hoursofhappy.com puisque que côté interactivité le clip se déroule suivant l’heure de votre fuseau horaire. On peut même revenir ou avancer dans le temps pour découvrir les différentes interprétations dansantes du clip. Amusant aussi puisque pas mal de guest sont à lister dans les crédits de cette belle production. On peut y remarquer le basketteur Magic Johnson, des membres du crew Odd Future, l’acteur-chanteur Jamie Foxx et même Steve Carell. Sa présence est tout sauf un hasard puisque ce comique prête sa voix à Gru dans « Moi, Moche et Méchant 2″ le film des Français Chris Renaud et Pierre Coffin. Le titre « Happy » sert également de bande sonore à ce film.

 

Cerise sur le gâteau de cette vidéo: on peut partager une partie du clip (composé pour la petite histoire de plus de 360 plans séquences) sur la plupart des réseaux sociaux, de quoi faire passer la joie autour de vous et dire à la planète combien vous êtes « Happy » ;-)

 

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