Pourquoi il n’y aura jamais de Facebook, de Youtube ou de Twitter en Suisse à l’inverse des USA

Titre provocateur en forme de vérité pour l’état des lieux des startups suisses.

Oui il existe des startups qui ont vu le jour par chez nous et oui, il existe des moyens pour les identifier, les accompagner voir même les financer, mais tout porte à croire qu’elles doivent s’exiler pour décoller et prendre de l’ampleur. Voici les 8 raisons qui expliquent mon raisonnement en forme de constat.

 

1. La prise de risque ne fait pas partie de notre culture helvétique

Beaucoup me diront que c’est faux tant le tissu économique est fait de petites et moyennes entreprises. Des patrons qui ont su prendre des risques justement (j’en sais quelque chose), mais des risques « calculés » et dans un cadre bien défini. On ne verra jamais un investisseur suisse mettre des millions sur une application mobile qui ne fait que d’envoyer par exemple des « yo » à ses contacts. Et pourtant ceux qui l’ont fait ne semblent pas regretter leur geste. À moindre échelle la prise de risque (pas uniquement financière) n’est pas chose courante en Suisse puisque nous aimons attendre, attendre et attendre avant que cela soit le bon moment (souvent trop tard) pour voir si c’est bien le bon moment de démarrer.

2. Le Suisse ne sait pas vendre

Oui il existe une multitude de plateformes, d’organisations et de structures pour aider les jeunes pousses ou les futurs CEO à en devenir. Mais à l’image de l’ingénieur qui est à l’origine de la « super-bonne-idée-de-technologie-qui-va-changer-le-monde » ces instances seront elles aussi pas assez efficaces pour promouvoir, mettre en avant et vendre les idées de cette startup. Mais est-ce leur rôle ? Identifier puis accompagner oui, mais vendre est-ce de leur ressort ? La question est légitime, mais est-ce qu’elles seront au moins capables de former le jeune entrepreneur à se vendre et à vendre son produit, son service ? Pas sûr d’autant qu’en face de ce nouveau patron il y a souvent des coachs qui ne sont jamais passés par la case « entrepreneur » et qui resteront dans une approche théorique.

3. Le Suisse n’a pas assez faim

Les moyens pour entreprendre ou se faire aider à le faire sont en effet nombreux. À se poser la question si il n’y en a pas trop justement ? Monter un dossier, se faire remarquer puis défendre son idée pour mieux la réaliser semble chose abordable. Trouver de l’argent pour la financer n’est pas non plus une tâche trop difficile. Mais tenir bon pour aller jusqu’au bout de son idée pour lui donner vie, là du coup les choses se compliquent un peu. « Avoir faim » dans le jargon c’est en vouloir et en vouloir, cela ne semble pas faire partie de l’ADN du Suisse. À l’image de ce qui se passe sur la scène allemande avec Berlin ou le reste de l’Europe (merci la crise et/ou l’euro ?) les startupeurs européens se battent pour aller au bout de leurs idées et cela donne des choses vraiment intéressantes. (Spotify, Deezer, TransferWise, etc)

4. Les classements de startups ne servent à rien pour les Suisses

Nos startups gagnent des prix et se placent dans de beaux ranking, génial, mais est-ce réellement utile ? Y a-t-il quelqu’un qui leur a posé la question des répercussions que cela eut sur leur business ? Oui, leur business! C’est là la véritable question que l’on a tendance à vite oublier. Monter une société telle qu’une startup c’est tout de même avant tout pour gagner de l’argent en vendant quelque chose. Alors est-ce qu’un bon diplôme encadré dans son bureau amène plus d’affaires ? Sûrement oui, quand je vois ce qu’il se passe avec le prix du Meilleur du Web que j’ai initié et que je coorganise avec Victoria Marchand. Ça fonctionne puisqu’en plus de remettre des prix aux agences romandes nous les éduquons à communiquer autour de cela. Ben oui! C’est joli un diplôme, mais si personne ne le voit, autant le ranger dans l’armoire.

5 Nos startups ne savent pas communiquer

Comme une suite logique au point précédent, un point qui irait même de pair en fait et en forme de conclusion: nos startups ne savent pas s’y prendre dans leur communication. Je pourrai m’arrêter ici et dire que ce n’est pas grave puisque mon agence breew peut ainsi les aider dans cette tâche! Chose que nous aimons faire. Stratégie digitale, globale et plan média seront les premières pistes que nous pourrons explorer avec elles. Mais il y a d’autres outils et façons de faire via lesquels nos chers entrepreneurs peuvent aussi communiquer par eux-mêmes et se rendre visibles. Combien de sites présentent des news datant de la Seconde Guerre ? Combien ont osé se mettre en avant sur les réseaux sociaux avec les images qu’ils ont déjà en main ? Combien s’exprime à titre personnel de l’aventure qu’ils vivent ? Combien collectionnent et publient en ligne leur couverture médiatique ?

6. L’argent investi n’est pas suffisamment suivi

Trouver un financement n’est pas chose aisée, même si en Suisse cela semble plus facile, mais pour de plus petits montants. Mais une fois trouvé, cet argent mérite d’être suivi. Dans notre pays on dirait qu’une fois que cette étape est franchie il n’y a plus personne pour continuer à vous accompagner. Vous vous débrouillez et on passe à autre chose avec une autre startup. C’est un peu comme le chômage qui est très bas en Suisse, puisqu’une fois le travailleur arrivé en fin de droits, c’est à dire quand il n’a plus droit aux prestations, il « sort » des statistiques mêmes s’il n’a d’ailleurs toujours pas trouvé d’emploi entre temps. Il lui restera plus qu’à demander de l’aide à l’assistance sociale.

7. Il y a trop de structures d’aide aux startups

Notre pays est composé de vint six cantons et de quatre langues nationales. Pour ceux qui me lisent depuis le reste du monde, c’est une précision qui pourrait peut-être expliquer pourquoi j’ai le sentiment qu’il y a trop de structures pour les startups dans mon pays. Ce n’est pas uniquement dû à la configuration de notre pays ou de ces différentes régions. Par exemple le canton de Vaud, le canton qui couvre la quasi-longueur du Lac Léman et englobe  Lausanne sa capitale. Une région qui s’étend également jusqu’à Yverdon et bien on peut dénombrer une bonne dizaine de structures dédiées aux startups. Qu’elles soient privées ou publiques, elles semblent toutes défendre la même envie: celle de promouvoir notre région et notre pays à travers l’innovation. Seul bémol, toutes ces structures semblent ne pas communiquer entre elles et donc, à ne pas se coordonner. C’est un point important puisque certains fonds ou investissements une fois faits, vous empêcheront de prétendre à d’autres. Un autre point d’amélioration concerne la communication et la visibilité de ces structures pas toutes logées à la même enseigne, rendant du coup, leur approche encore plus difficile.

8. Il est plus difficile de financer une startup qui ne fabrique rien de physique

Vous êtes dans le service, le logiciel ou dans les outils en ligne ? Vous allez devoir vous battre beaucoup plus que si vous étiez à l’origine de la prochaine iWatch. C’est quasi propre à notre pays dirait-on, mais c’est plus fort que nous, nos partenaires financiers sont plus rassurés de mettre de l’argent dans une boite qui fabrique quelque chose qu’une startup qu’il le conçoit en logiciel. Je n’ai aucune idée si c’est un constat propre à notre pays uniquement ou si c’est pareil dans le reste du monde, mais quand je vois ce qui se passe aux USA en matière de moyens financiers investis dans des plateformes en ligne, je pense que nous avons un souci par chez nous.

On peut donc boucler la boucle avec ce point No 8 pour rejoindre le premier de cette liste!

 

6 conseils pour plus d’engagements sur vos réseaux sociaux

Beaucoup de gens ou de marques créent des comptes sur les différents médias sociaux tout en supposant que leur public sera prêt à s’engager avec chaque article. Toutefois, c’est loin d’être la vérité! Il est important de vous assurer que votre contenu soit assez intéressant pour qu’il engendre discussions et engagement entre vous et votre public (ou votre clientèle).

Voici 6 façons d’accroître l’engagement de vos messages sur les réseaux sociaux:

1. Raconter une histoire, racontez votre histoire

En tant qu’êtres humains, nous avons tendance à être touchés par des histoires. Le storytelling nous transporte et peut évoquer beaucoup de choses pour chacun de nous. C’est pourquoi il est important d’utiliser chaque occasion comme une chance de raconter une histoire en ligne (ou des étapes de celle-ci). Annonces et argumentaires de vente sont faciles à ignorer, mais les gens ne peuvent vraiment pas résister à une histoire intéressante. Rattachez à vos articles un visuel qui viendra illustrer vos propos, de quoi cristalliser l’attention de vos lecteurs.

2. Communiquer votre point de vue
Après avoir déterminé qui est votre public, il est important de transmettre alors un point de vue dans vos réseaux sociaux. Sans une voix claire et cohérente, il devient difficile pour vos « suiveurs » de discerner quels sont vos intérêts et domaines d’expertise de ce qui est de la simple communication. Le domaine dans lequel vous avez décidé de vous exprimer est normalement votre domaine de prédilection, faites-le savoir!

3. Utiliser plus de verbes dans vos messages en ligne

Oui, faites des phrases et ceci même si c’est via Twitter! Les mots que vous choisissez d’utiliser lors de l’élaboration de vos messages Twitter peuvent avoir des effets significatifs sur l’engagement social. Des études ont montré que les tweets avec des liens qui contiennent des verbes et adverbes ont tendance à avoir un taux de clic plus élevé que ceux qui n’en ont pas. L’usage du verbe optimise la compréhension de votre message

4. Chiffres et statistiques

Cette astuce est simple. L’utilisation de chiffres et de statistiques dans vos articles en ligne augmente l’engagement en faisant un argument convaincant. Pensez à citer vos sources tout en vous assurant que les données que vous mettez en avant sont en relation réelle avec vos propos.

5. Utiliser des images

Voici un fait amusant: 90 pour cent de l’information transmise au cerveau est visuelle. Autre fait amusant: les humains traitent les images 60’000 fois plus rapidement  que du texte brut. L’image a donc plus de chance de toucher votre cible que l’abondance de texte qui est produit et mis en ligne dans le même laps de temps.

6. Identifier des influenceurs, partager votre contenu et démarrer une conversation

L’une des plus importantes (et des plus négligées aussi) pratiques de médias sociaux est d’identifier les influenceurs qui pourraient partager votre contenu. Il suffit d’un geste simple comme déposer un commentaire, rebondir sur un propos ou tout simplement faire le lien entre un article connexe publié et le vôtre. Osez entamer la conversation qui plus est, si le sujet est pile dans votre domaine de prédilection et ceci même s’il est abordé par un influenceur avec une forte audience.

Ce ne sont là que quelques idées en forme de recommandations que je vous souhaite de mettre en oeuvre. Et vous ? avez-vous d’autres idées pour un meilleur partage d’informations sur les réseaux sociaux ? Faites-m’en part.

« La vidéo ce n’est pas pour le B2B ». Ben voyons !

Les préjugés, même en ligne, ont la vie dure. Il existe encore trop de clients potentiels qui pensent que leur communication doit passer exclusivement par des moyens traditionnels. Et je ne fais pas forcément référence aux médias de masse comme la radio, la télévision ou même d'une présence dans la rue. Je fais plutôt allusion au mailing papier, aux visites clientèles et autres expositions professionnelles. Comme si le B2B vivait dans une autre époque où les clients et les décideurs n’allaient jamais sur Internet ! Communiquez B2B ! Lorsque l'on regarde les contenus que les marques proposent en ligne, la vidéo apparaît en seconde position. Avec un avantage évident : celui de présenter ses produits, ses services de manière ludique et rapide. Mais à qui s'adressent ces images ? Au détour d’un tutoriel vidéo, le client final peut découvrir l’avantage de votre nouveau produit, mais il y a fort à parier que le professionnel de la branche y trouvera également son compte d’informations. La visibilité, le nombre de vues, le nombre de commentaires ou d’interactions sont autant de baromètres utiles et de données importantes pour l’acheteur professionnel. Youtube est en passe de devenir le premier moteur de recherche, tant les habitudes des internautes ont mué. En tant qu'acteur du business-to-business, il ne faut par conséquent pas négliger cette plateforme… et ce n’est pas Jean-Claude Van Damme qui me contredira. Avec les millions de vues de sa campagne pour la marque Volvo, il illustre parfaitement l’impact que peut avoir une campagne vidéo orientée B2B.

Autoplay: l’avenir de Facebook passera par la pub en vidéo

Si vous faites un tour sur le Web pour chercher « vidéo », « autoplay » et « Facebook » comme mots clés, vous réaliserez que vous n’êtes pas les seuls à vous poser la question de l’arrivée d’une telle fonction sur ce réseau social. Une nouveauté en forme de prémisse pour renforcer l’offre publicitaire chez le géant bleu. La vidéo est incontournable dans le choix des outils de communication. Elle impose son style, son rythme, mais surtout sa durée. On parle très souvent d’un timing idéal d’une minute, une minute trente pour être efficace dans son message et ainsi éviter le zapping. Au-delà, il y a de fortes chances pour que votre message soit tout simplement relayé aux oubliettes du web. Un principe que plusieurs annonceurs ne semblent toujours pas comprendre avec leurs publicités trop longues et surtout inadaptées à ce support et à l’audience. L’exemple de Youtube qui vous balance en pre-roll des publicités venues tout droit de la télévision. Rien de plus agaçant que de regarder un contenu publicitaire qui est plus long que la vidéo de chatons que vous aviez prévu de regarder. La vidéo comme type de contenu complémentaire a aussi un avantage de poids, maintes fois évoqué dans cette chronique, celui de garder l’internaute un peu plus longtemps sur vos pages. Les données analytiques le prouvent, le temps de consultation d’un site a tendance à augmenter fortement quand il y a du contenu vidéo.

Ridley Scott sans ses Aliens

Quand un réalisateur de films de science-fiction nous pond un « alien » ça donne une séance ciné des plus étranges.

Week-end pascal oblige, me voilà à penser à autre chose que mon travail, enfin ceci pour de courtes périodes telles qu’une pause cinéma par exemple. En guise de salle de cinéma: mon écran Samsung sur lequel je démarre l’application « SwissTV », une plateforme suisse de VOD et qui existe également sous la forme d’un boitier externe. Je parcours les premières propositions, les nouveautés et me laisse tenter par une bande-annonce prometteuse doublée d’un grand nom du cinéma: « Cartel » (The Counselor pour la version anglaise) un film réalisé par Ridley Scott. Ca sonne pas mal et la brochette d’acteurs donne réellement envie. On a un duo espagnol avec les noms de Javier Bardem et Penelope Cruz et avec en face: Cameron Diaz et même Brad Pitt. Je ne sais pas si c’est parce que je suis en train de finir la saison 5 de Breaking Bad ou si il y a quelque chose dans l’air, mais j’ai l’impression dès les premières minutes du film, de me retrouver dans un film qui tente de recréer la même ambiance. Ok on cause drogue, transactions cheloues à côté d’armes et d’avocat pourri et le tout se passe aussi sous le soleil, mais c’est plus fort que moi j’ai cette méchante impression que je me retrouve dans un copycat, mais sans la froideur de Einsenberg! Je ne mets pas longtemps avant de me poser la question si je ne suis pas en train de m’emmerder à regarder ce film tant le rythme, l’histoire (si il y en a une) et surtout les personnages ne collent pas ou plutôt ne collent à rien de tangible. De plus j’ai de la peine avec Brad Pitt qui, flanqué d’un catogan, n’arrête pas de donner des conseils que lui seul doit comprendre. Une intrigue qui n’en est pas une et un avocat (qui tient le rôle principal) qui se retrouve dans une situation incroyable après avoir compris que l’on veut lui faire sa peau, ok mais pourquoi ?

Le hic, c’est que rien ne tient debout dans cet improbable storyboard. Même si on n’a pas besoin de toujours être pris par la main côté histoire, dans ce film tout est décousu et les envolées lyriques pour certains propos tenus par certains rôles dans ce thriller n’arrangent en rien la compréhension de l’histoire. Vendu comme le film qui réunit les meilleurs acteurs du moment, ce film réalisé en 2013 annoncé avec le pitch suivant* ne m’a pas du tout plu et c’est bien dommage tant j’adore Bardem (à l’époque des films de Almodovar) ou la craquante Cameron Diaz.

Economisez vos sous et ne le louez pas!

*Le pitch: « La descente aux enfers d’un avocat pénal, attiré par l’excitation, le danger et l’argent facile du trafic de drogues à la frontière américano-mexicaine. Il découvre qu’une décision trop vite prise peut le faire plonger dans une spirale infernale, aux conséquences fatales. »

SwisscomTV débarque en 2.0

Innovation chez le géant Swisscom, avec son produit TV numérique qui passe dans une seconde version. SwisscomTV se présente maintenant sous la forme d’un plus petit boitier que plusieurs blogueurs ont pu découvrir cette semaine. Je remercie au passage Dave pour l’invitation à cet event. 

C’est dans la campagne vaudoise et en charmante compagnie que Swisscom m’a invité à découvrir cette nouvelle version de leur box. Avec des airs d’Apple TV, blanche et noire, ce nouveau device tourne sous Android à l’inverse de la précédente qui était sous Windows CE. Un détail qui a son importance au vu de la réactivité très très remarquable durant ce test. La rapidité semble être la grosse différence qui sépare les deux générations. Chose surprenante, à mettre sur le compte de l’optimisation, toutes les jaquettes de films ou les vignettes de vidéos apparaissent très très vite, normal au vu du taux de compression qui a été choisi. Cela donne un style aux visuels mais on voit bien que les images sont très compressées. Dans l’ensemble tous les menus, changements d’écrans ou l’entier de la navigation est très fluide et réactive.

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Pour ce qui est de l’offre, là aussi c’est quasi un sans-faute avec même une offre « Films suisses », de quoi partir encore plus loin à l’aventure pour de nouvelles découvertes. On apprécie les menus et les contenus réellement réglés sur la langue de l’utilisateur. Les fonctions d’enregistrements sont faciles à utiliser et le suivi des séries est très simple. La capacité du cloud permet de suivre, d’enregistrer ou simplement de revoir vos contenus sans limites, sans contrainte à l’inverse d’un disque dur qui peut être également une source de problèmes.

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L’offre de prix pour les trois types d’abonnement SwisscomTV2

Côté fonctionnalités intéressantes à relever, il y a d’abord la télécommande qui fonctionne en bluetooth, un choix pas si idiot et qui assure une transmission impeccable. A voir si cela permettra un pairing avec des applications sur smartphone. La box, à l’image des téléviseurs Samsug, possède également ses propres applications. Pas de quoi révolutionner ce qui se fait déjà sur un écran TV. Twitter par exemple, n’est pas proposé comme une expérience qui mélange social média et contenus vidéo, dommage! Pour le coup je préfère ma Samsung ;-) Il n’y a pas pour l’instant beaucoup d’app qui sont proposées par Swisscom, affaire à suivre pour voir si cela changera pour les mois à venir.
Lors de cette soirée test j’ai pu constater quelques petits bugs ou fonctionnements un peu étranges. (c’est plus fort que moi, j’ai le chic pour en trouver en quelques minutes) Gageons que ces petits soucis seront réglés rapidement. Je me suis fait prendre plusieurs fois par le choix des touches de la télécommande, une ergonomie qui reste à mon avis encore à affiner pour respecter une certaine logique entre choix proposés à l’écran et touches de la télécommande. A propos de touche, il y en a une qui a retenu mon attention (et qui n’est pas encore active) c’est celle de la HbbTV, le « télétexte 2.0″ qui sera enfin supporté par Swisscom avec la version de cette box. Un grand absent sur la version précédente qui coupait l’herbe sous les pieds des chaînes du service public qui propose de plus en plus des fonctionnalités très utiles, que ce soit sur les chaînes suisses ou celles de France télévision. Là aussi, affaire à suivre pour savoir comment cette offre sera proposée sur cette box.

En résumé, avec l’avènement de cette nouvelle version, Swisscom marque un joli coup pour simplement faire oublier que de regarder la tv en direct n’est plus une nécessité pour chacun de nous. Fait amusant, quand nous sommes arrivés chez nos hôtes d’un soir, ils regardaient Darius Rochebin qui présentait son journal de 19h30 avec un retard de presque 40 minutes! Pratique tout simplement, de quoi donner à manger aux enfants pour retrouver les news juste après.
A cela vous ajoutez le fait que tout ça se pilote partout et en tout temps, un simple clic sur une app mobile et vous programmez votre box pour ne pas louper le film et toutes vos séries, facile!

Mes « pour », mes « contres »:

Pour:

  • facile d’usage (malgré l’ergonomie à revoir)
  • rapide et réactif
  • capacité d’enregistrement conséquente
  • app mobile et expérience sur iPad agréable

Contre:

  • la gamme de prix
  • l’offre de passage de la 1.0 à la 2.0 pas très claire voir absente
  • obligation d’être chez Swisscom pour l’accès au Web -> bande passante
  • offre d’applications très restreinte voir inutile en l’état 

 

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Et pour finir, je vous invite sincèrement à aller faire un tour sur salsashop.ch pour découvrir de véritables bombes en matière de sauces fortes, un site de e-Commerce mis en place par un passionné dans ce domaine j’ai nommé Luca. Un grand merci à lui et surtout à son épouse qui étaient le temps d’une soirée, de très sympathiques hôtes pour cette démo.

Du visionnage à l’acte d’achat

De plus en plus d’articles proposés à la vente en ligne sont désormais présentés par une vidéo, soit pour expliquer leur fonctionnement, les montrer sur toutes leurs facettes ou encore décrire leurs bienfaits. La vidéo est partout sur le Web. Et pas uniquement pour donner plus de visibilité aux jeunes créateurs ou autres stars en devenir : elle vient défendre de plus en plus de produits proposés au e-commerce. Or plus de 52% des internautes se disent rassurés après avoir vu le produit présenté par une vidéo, ce qui les pousse à l’acheter. Il faut donc penser à intégrer cet outil de communication dans votre stratégie de vente en ligne. Car les habitudes changent et désormais la recherche de produits passe aussi et d’abord par YouTube, qui propose une façon pratique de constater la popularité d’une marque ou d’un produit. Le nombre de vues est un critère pris très au sérieux par les acheteurs pour qui la recommandation a une valeur. Ainsi, que ce soit via une vidéo proposée par la marque officielle ou via une vidéo faite par un acheteur prêt à se transformer en un testeur de produits, ce contenu en dira plus long sur votre produit que n’importe quel résumé. N’oubliez pas d’y ajouter la couche « interactivité » par le biais de commentaires et autres feed-backs générés par d’autres clients ou « vidéonautes » qui seront passés par là. Le partage prend aussi tout son sens à l’époque des réseaux sociaux. Pourquoi ne pas partager ces vidéos via un lien Facebook ou Twitter ?

Pourquoi il n’y aura probablement pas de prochaine édition des Web Comedy Awards en 2015

C’est peut être sous la houlette de M6 pour W9 ou le sponsor, la boisson Orangina ou peut être même une boite de production TV associée à un festival tel que celui de Montreux qui a donné vie à cette première édition des Web Comedy Awards 2014. Une idée simple et même louable: récompenser à coup de prix les meilleurs Youtubeurs du moment.
Faire de cet évènement un show visuel partait d’une bonne idée. Un live vidéo et qui plus est sur YouTube*, encore mieux. Retransmettre tout cela également en tv ? Aie, c’est là que du coup cela devient un peu plus compliqué. Donner dans le télévisuel avec de l’UGC (User Generated Content) est un exercice sur lequel beaucoup se sont déjà cassé les dents. Certes, il est évident qu’avec un sponsor on doit s’attendre à un retour sur investissement pour lui. Un sponsor qui pourrait d’ailleurs se faire plaisir déjà sur du online avec le streaming Youtube, non ?
Et bien non, un sponsor ça doit viser large et pour lui la tv = plus large audience, ce qui dans ce cas, est totalement faux. Mais que voulez-vous, les vieux réflexes ont encore du bon. L’idée de faire les deux, le Web et la tv partait d’un bon sentiment, en tous cas dans la tête des gens. Sauf dans celles des viewers (sorry je n’ai pas encore trouvé de mot réellement adapté) . Des tweetos qui se sont fendus de centaines, de milliers de messages très critiques envers les organisateurs, le principe même de la soirée, des critiques vis-à-vis de la chaine de tv et surtout vis-à-vis des jurés. Que ce soit sur l’animation elle-même avec un Kavanagh censé être drôle, l’absence de certaines pointures du Web vidéo ou le déroulement de la soirée calquée sur les Césars et jugée trop conventionnelle pour de jeunes internautes. En très bref, la première édition des Web Comedy Awards s’en est pris plein la tronche par le Web.
Alors pourquoi il n’y aura peut-être pas de seconde soirée WCA ? Et bien pour plusieurs raisons que je vais tenter de lister ici. Une liste que je vais tenter de rendre la plus complète possible au vu du spectacle auquel j’ai assisté il y a quelques jours de cela.

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Le top 10 des raisons pour lesquelles il n’y aura pas de Web Comedy Awards en 2015:

  • En 2015 il n’y aura peut-être plus Orangina et M6 pour financer une telle manifestation
  • En 2015 la TV aura enfin compris que faire du contenu pour le Web et pour la télévision sont deux choses différentes et qu’il faut des spécialistes pour chacun d’eux
  • En 2015 il n’y aura plus aucun Youtubeur qui se laissera charmer par les sirènes de la tv pour venir sur scène
  • En 2015 W9 qui appartient à M6 sera rachetée par Youtube
  • En 2015 il n’y aura plus un seul Youtubeur avec de l’audience, au vu des nouvelles règles imposées par le géant Google (sauf Rémy Gaillard qui est uniquement sur Dailymotion)
  • En 2015 plus personne ne voudra participer à un « concours » qui n’est pas ouvert à tous et pour lequel tout est déjà décidé à l’avance en matière de résultats
  • En 2015 il sera encore plus difficile de convaincre des stars du Web d’être associées à une marque
  • En 2015 il sera très déplacé et ringard aussi de regarder un programme en live en télévision
  • En 2015 le CSA interdira toute diffusion de contenus initialement produits pour le Web
  • En 2015 enfin, il n’y aura peut être plus de télévision ni l’audience qui va avec puisqu’Internet aura pris le dessus

Oui, d’accord j’ai peut être un peu abusé pour quelques-uns des points qui expliqueraient la disparition d’un tel prix, mais dans ma tentative ici que de trouver des explications je ne pense pas être dans le faux en disant que Web et télévision ne savent toujours pas cohabiter ensemble. Que ce soit pour se compléter (sauf dans le monde de l’information dans le service public, tous pays confondus), mais surtout pour travailler ensemble. On y arrive toujours pas, on ne sait pas faire et ne me dites pas que c’est pour des raisons techniques ou de moyens. Non l’explication est toute simple, tellement simple que cette évidence déplait à beaucoup. On ne veut simplement pas l’admettre: imaginer et produire du contenu pour le Web est tout simplement un autre métier que celui de la télévision. Tant que ce constat ne sera pas pris au sérieux, on va continuer à voir passer des productions tv maladroitement produites pour le Web et des bouts de vidéos venant d’internet méchamment « adaptés » pour le format télévisuel.
Dommage, la solution est pourtant si simple…

Voir Monsieur Poulpe lire un prompteur dans le « Grand journal » sur Canal+ pour sa chronique « le rappel des titres » ben c’est quand même pas pareil!

*Tiens, ne serait-ce pas là une raison de plus de transformer ce prix en un show visuel ? Sponsor + diffuseur = mix parfait, nan ?

La vidéo fait plus vendre: c’est clair!

Je ne résiste pas à l’envie de partager ce rapport en forme de sondage fait par la société Animato. Elle a publié les résultats d’une nouvelle enquête qui montre que la vidéo a un impact positif sur les décisions d’achat et qu’elle conduit à un attachement à la marque. La nouvelle étude, Animoto Online and Mobile Video Study, s’est faite auprès de 1 000 consommateurs américains et a révélé que près des trois quarts (73 pour cent) des répondants sont plus enclins à acheter un produit ou un service s’ils peuvent regarder une vidéo sur le produit auparavant.

La société a également publié ses conclusions clés dans le graphique ci-dessous (source Animoto/searchenginewatch)

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« Les avantages commerciaux de l’utilisation de la vidéo pour augmenter la découverte, le trafic, l’engagement et la conversion sont largement prouvés, mais nous voulions savoir pourquoi les consommateurs trouvent les vidéos commerciales utiles », a déclaré Brad Jefferson, directeur général de Animoto. « Les données montrent que les vidéos commerciales exercent un influence réelle dans la prise de décision du public pour acheter en toute confiance. En plus de cela, les consommateurs développent une impression plus positive des entreprises qui utilisent la vidéo et pensent même que ces entreprises sont plus dignes de confiance. Les entreprises qui n’optent pas pour la vidéo négligent un précieux outil pour atteindre leurs clients et ils auront du mal à suivre le rythme de la compétition ».

Les vidéos jouent un rôle essentiel dans la prise de décision à tous les stades de l’expérience client

Presque toutes les personnes interrogées (96 pour cent) trouvent les vidéos utiles pour prendre des décisions d’achats en ligne – créant ainsi une opportunité importante pour de petites entreprises de capitaliser en proposant plus de vidéos. Les résultats montrent aussi que les vidéos ont une valeur considérable notamment pour accroître la notoriété d’une marque au cours du processus d’achat ainsi que pour l’engagement post-achat :

  • 93 pour cent des répondants trouvent que la vidéo est utile pour comparer les offres d’achat.
  • 87 pour cent des répondants trouvent que la vidéo est utile pour rechercher d’autres produits de la même marque.
  • 93 pour cent des répondants trouvent que la vidéo est utile pour obtenir des conseils/instructions post-achat.
  • Les vidéos conduisent à un attachement à la marque, et laissent aux consommateurs une impression positive

Selon l’étude, la vidéo permet aux entreprises de communiquer directement avec leurs clients et donne aux consommateurs une impression positive de leur marque :

  • 71 pour cent des répondants sont d’accord pour dire que regarder un contenu vidéo produit par une entreprise leur donne une impression positive de cette marque/entreprise.
  • Près des deux tiers (64 pour cent), des personnes interrogées trouvent qu’il est utile de regarder des vidéos pour en savoir plus sur l’entreprise chez qui ils comptent acheter.
  • 58 pour cent des répondants considèrent que les entreprises qui produisent des contenus vidéo sont plus dignes de confiance.
  • Les consommateurs parlent de leurs préférences en matière de vidéo

Les vidéos les plus longues ne sont pas nécessairement les plus efficaces, 83 pour cent des répondants disent que la longueur idéale d’une vidéo qui a pour but d’informer en vue d’un achat est de cinq minutes au maximum.

Les répondants ont également des points de vue intéressants sur les types de vidéo qu’ils préfèrent voir. Depuis un aperçu de la vue sur mer d’un restaurant à un entretien avec un conférencier, les personnes interrogées veulent voir plus de vidéos dans tous les secteurs d’activités, pour tous les produits et services :

42 pour cent des répondants aimeraient voir plus de descriptions produits ou de démonstrations dans les vidéos, comme la vue à 360° d’un produit, comment jouer à un jeu, ou comment utiliser un téléphone.
Il faut plus de contenus vidéo sur l’électronique (57 pour cent), les restaurants (39 pour cent), les voyages (34 pour cent), et l’exercice/remise en forme (33 pour cent).

Une conclusion évidente qui amène (comme chaque année) à dire que 2014 serait l’année de la vidéo ? Dans tous les cas, le travail au sein de mon agence breew montre bien que cette demande à produire du contenu est de plus en plus fréquente et dans des domaines de plus en plus larges.

L’autre point important d’une telle stratégie axée sur l’image: la continuité. Certain de nos clients nous sont d’ailleurs fidèles depuis plusieurs années, un gage de qualité mais surtout un moyen évident que d’appuyer les messages sur du long terme.

Ce week end on m’a parlé de mort, de sexe et de vieillesse mais pas tout en même temps

Un week end placé sous le sigle du culturel pour découvrir en moins de deux jours, deux spectacles d’artistes romands. Rendez-vous est fixé à Sion le vendredi soir pour la première du spectacle de Noël Antonini « Vivre est incurable, c’est mourir qui pique un peu » avec Michèle Guigon pour la mise en scène. Et pour parler d’elle, il est vrai que la mise en scène de ce spectacle déguisé en thérapie est réellement réussie. A l’image des toutes première minutes durant lesquelles Noël convie les spectateurs à visionner tous ensemble ses souvenirs d’enfance tournés en super 8. Manque de pot, cela ne se passe pas comme prévu et le spectacle continue avec de nouvelles surprises. Mais il n’y a pas que la mise en scène qu’il faut relever, il y a surtout la trame, l’histoire choisie par Noël Antonini pour revenir sur son enfance marquée par l’absence de son père. On découvre ainsi que son père est mort dans un accident d’avion que son père pilotait, avec d’autres personnes à bord. Et ce qui pourrait ressembler à un récit se transforme tantôt en souvenirs émouvants, en instants amusants mais surtout en un dialogue imaginaire entre le fils et son père. Il y a aussi de l’humour dans ces moments partagés avec le public. Nous sommes très loin de l’humour du trio des « Peutch » dans lequel officie Noël.
Pour l’humour franchement annoncé c’est le soir suivant que je me rends à Fribourg pour le nouveau spectacle de Frédéric Recrosio. Avec un titre comme « Je suis vieux (pas beaucoup mais déjà) » le ton est donné. On quitte (pas tout le temps) le registre du sexe et des relations chers à Frédéric Recrosio. Même si il est attachant, touchant quelques fois, le thème reste celui de l’âge et de la vieillesse. Et pour aborder le sujet il arbore son language cru et direct. Beaucoup de passages sont d’ailleurs dérangeants tant ils nous renvoient souvent à notre propre réalité. On sent d’ailleurs un certain malaise dans le public, à peine perceptible mais bien présent. La mise en scène quand à elle n’est pas particulière, on regrette presque ce choix de voir Recrosio derrière sa table, son pupitre et ses carnets pour tenir une sorte de monologue dédié au public mais aussi à lui-même. (l’âge peut être l’oblige à rester assis ?) Quelques interactions avec le public et ces instants durant lesquels il se lève pour certains passages changent un peu l’ambiance. Un éclairage simple et des jingles musicaux à consonance « rock » viennent également rythmer la soirée, presque un peu « too much ». On rit, on apprend et on se rappelle tout ce qui nous ramène à la vérité de l’âge. Fred est très fort pour nous mettre tout cela face à nous, le nez dedans. C’est comme une prise de conscience pour lui, lui qui abordait avec indélicatesse ou moquerie aussi le thème de l’amour, des relations ou du sexe aussi.
Deux spectacles, deux artistes que j’ai eu plaisir à voir l’un après l’autre pour qu’en moins de deux jours je me balade entre sourires et souvenirs, mort, amour, de père à papa et de vieillesse aussi.

Les prochaines dates de Noël Antonini
Les prochaines dates de Frédéric Recrosio

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