Vidéo en direct ou à la demande ?

Avec le lancement d’applications sur le marché de la vidéo en direct ou du « livestreaming » telles que Periscope, la question de l’usage des contenus vidéo devient essentielle....

Shake15, le rendez-vous français du eCommerce

C’est déjà la seconde édition de cet event pensé et lancé par Hervé Bourdon accompagné de Jacques Froissant. Le premier spécialiste du commerce en ligne, consultant, mais aussi grand réseauteur et le second fait figure de référence dans le recrutement pour les nouvelles technologies et les startups.

C’est sur l’invitation d’Hervé que j’ai la chance de connaitre maintenant depuis plusieurs années et malgré les distances, nous arrivons à nous croiser au moins tous les deux ans! La France n’étant pas si loin et pis, il y a aussi Twitter et les autres réseaux sociaux.

Rendez-vous fut donc pris pour me rendre sur Marseille et son célèbre port que l’on peut voir depuis le centre de congrès du Pharo. Un lieu que j’ai pu découvrir la première fois avec les éditions de Lift France. Beaucoup de stands, d’exposants, mais aussi des startups remplissaient l’espace d’exposition autour de la salle principale de ce Shake15. Ces deux journées étaient également bien remplies, entre conférences de haut vol avec des intervenants tels que Manuel Diaz, François Momboisse, Gaël Duval et Olivier Mathiot. En parallèle de ces présentations se tenaient des ateliers très fournis, nombreux, mais surtout très instructifs. Je me suis surpris à en suivre quelques-uns durant lesquels j’ai réellement appris de nouvelles choses. Même si cet event traitait de e-commerce c’est plutôt le commerce en général et même plus l’humain qui était à mettre au centre des échanges. Je ne sais pas si c’était l’air marin, le soleil ou la splendide vue sur Marseille et son port (ou le rosé ?), mais les rencontres faites durant ces deux jours m’ont fait penser à SWSX à Austin, Texas tant le networking était simple, évident et agréable à faire. Je reviens avec beaucoup de cartes de visite et de comptes Twitter que j’ai encore à connecter. On pourrait également mettre cela sur le fait que nous sommes dans le Sud et que pour beaucoup de participants c’est un peu les « vacances » quand on descend de Paris. Mais je crois plutôt à ce qui a été dit à plusieurs reprises durant ces deux jours, le commerce, ce n’est que la mise en relation d’humains.

Je reviens sur l’organisation de cette manifestation, oui en effet en tant qu’organisateur moi aussi et bien je suis sensible à toutes ces choses qui font que « ça fonctionne ». Le moins que l’on puisse dire c’est que pour cette seconde mouture, la qualité fur réellement au rendez-vous. Hervé et Jacques se sont super bien entourés. Du site Web à l’accueil en passant par l’organisation tout fut parfaitement maitrisé. J’étais amusé de voir le ton décontracté de Jacques ou d’Hervé quand quelques petits couacs venaient s’inviter sur la grande scène. Le public étant lui aussi plus détendu, tout s’est tous comptes faits très bien déroulé.

Un autre point impressionnant à soulever fut la qualité des brochettes d’intervenants et professionnels du Web qui sont passés sur Marseille. Rienq que pour cela je ne regretterai pas mon déplacement. Et puis c’est toujours bien de se prendre une petite (voir moyenne) claque dans la figure quand on se fait « réveiller » par les Français dans le domaine du commerce en ligne. Je ne suis pas un pro en la matière, mais pour avoir côtoyé plusieurs acteurs de Suisse et pour connaitre toutes les agences dans la place grâce au Meilleur du Web je peux affirmer que nous avons de quoi nous remettre en question.

Hervé Bourdon et Jacques Froissant qui se  lâchent durant la soirée pour apparaitre sur ma photo!

Hervé Bourdon et Jacques Froissant qui se lâchent durant la soirée pour apparaitre sur ma photo!

Quelques regrets en forme de notes pour moi même: celui de ne pas avoir eu l’occasion de rencontrer personnellement Manuel Diaz, fondateur de Emakina qui a impressionné son audience et qui est venu avec quelques vérités bonnes à rappeler. Dommage en effet de ne pas avoir eu l’occasion de l’interviewer et d’aller plus dans le détail sur la thématique qu’il a proposé, celle du luxe et du digital. Un regret aussi pour cette prise de contact catastrophique avec Olivier Mathiot de Priceminister. Je ne sais pour quelle raison je me suis retrouvé à me mélanger les pinceaux dans mes explications, peut être l’envie de tout dire en quelques minutes tant il y a à dire. Là aussi il aurait été agréable de lui poser quelques questions face caméra et lui proposer dans la foulée un visite en Suisse pour un event. Un des plus grands regrets (en fait je pourrai dire qu’il y en a deux) c’est de voir à quel point le potentiel en France est grand pour le commerce et le commerce en ligne surtout. Et donc tout naturellement se retrouver a regretté de ne pas être un de ces acteurs du biz en ligne avec son propre commerce.

Je suis ravi, comme le rapelle Hervé dans cette vidéo interview faite à Marseille, de savoir qu’il y a trois ans, au sortir d’un LeWeb à Paris nous nous retrouvions à parler de tout cela au bord d’une trop longue table. Une discussion dans laquelle je lui parlais de mon aventure du Meilleur du Web (le prix qui récompense les métiers du Web en Suisse romande) m’entendant lui dire à plusieurs reprises (oui nous avions bien mangé et bien bu!) que lui aussi devrait tout simplement monter sa propre manifestation, son propre event autour des métiers du e-commerce.

À croire qu’il y a un peu de moi, un peu de Suisse et un peu du Meilleur du Web dans Shake ! Mais avec Hervé aux commandes, il y a surtout une très grande passion.

Bravo et merci encore pour l’invitation

L’innovation à la jurassienne avec SystemeJ mise en image par Damien Van Achter

SystèmeJ c’est le nom donné à cette opération d’envergure organisée par le canton du Jura en collaboration avec la Wallonie. C’est Damien Van Achter qui est parti sur les routes toute une semaine pour couvrir en images les différents sujets proposés par l’organisation.

Équipé de son labdavanac également soutenu par l’agence breew, il s’est posé quelques minutes, le temps de m’accorder une interview et parler de ce projet. Equipé également de quelques questions proposées par des élèves du MediaLab de l’université de Genève (que je remercie au passage), c’est en fin de journée bien remplie, que Damien se prête au jeu d’un nouvel interview. J’ai déjà eu en effet l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises, que ce soit en Belgique ou en France sans oublier sa venue toute spéciale en novembre passé pour la quatrième édition du Meilleur du Web.

Après deux heures de route pour me rendre à Delémont, je rencontre quelques personnes de l’organisation campant dans la yourte spécialement posée près de la gare pour l’occasion. Campées façon camping ? Pas vraiment, mais plutôt très proches du bar, occasion pour moi de reboire de la BFM faite non loin de là. On attend tous sur le démarrage de la présentation du jour. On parlera d’art et du soutien qui lui est apporté dans la région avec l’exemple de l’espace d’art contemporain « Les Halles« . C’est d’ailleurs là que l’on peut réaliser que toutes celles et ceux qui soutiennent le canton du Jura n’y résident pas forcément. C’est un point présenté tel un avantage que d’avoir « un regard extérieur » sur cette région. C’est ce que je constate plus tard dans la soirée au moment de manger avec une partie du team de SystemeJ. Plusieurs d’entre eux sont concernés par le Jura et son avenir (même politique) et viennent d’endroits tels que Lausanne par exemple. Ayant une partie de ma famille dans ce canton, je vois cela comme un plus moi aussi. Ce regard extérieur qui peut amener beaucoup pour faire avancer les choses. Je pense de même pour le Valais, canton pour lequel j’ai un peu le même rapport.

Cette semaine d’innovation détonne avec entre autres la venue de Damien Van Achter et son Labdavanac, une sorte de news room mobile équipée de courant électrique (même au milieu de nulle part) de wifi et même d’un serveur autonome. En plus, un studio multicaméra avec mixage son, fait partie intégrante du kit imaginé par Damien. Je m’enfuis donc avec lui, quittant la toute petite assemblée et on se trouve un coin pour mettre en image son Lab roulant. On parle de cette semaine jurassienne, de l’histoire autour du labdavanac et on profite de faire un retour en arrière sur sa venue en Suisse pour le Meilleur du Web. Une interview faite avec un iPhone et l’application Hyperlapse, de quoi stabiliser les images même sans trépied. Sans compter sur un petit bug de micro qui confère à cet entretien un son des plus particulier. L’important étant le message, je suis sûr que vous arrivez tout de même à le comprendre, merci par avance pour votre tolérance;-)

Et pour vous ? C’est quoi l’innovation dans le Jura ?

Je filme, tu streames, il regarde, nous dialoguons, vous partagez

Meerkat, Periscope : des noms de logiciels pour mobile qui sont devenus incontournables en quelques semaines seulement. Des applications pour transformer votre smartphone en newsroom mobile...

Test d’une nouvelle application vidéo: Twicer

Il y a moins de deux semaines, l’occasion m’a été donnée de devenir bêta testeur de cette application. Une application qui semble-t-il a vu le jour il y a déjà plusieurs mois en arrière et qui portait probablement un autre nom que celui qu’on connaît maintenant. Le principe de l’application est très simple. Étape numéro une: pour filmer une séquence où vous en récupérez une déjà précédemment enregistrée. Étape numéro de vous: la relisez tout en enregistrant avec la caméra frontale votre commentaire qui viendra en incrustation en haut à droite de l’image. Dans les réglages qui vous sont proposés, vous avez la possibilité de nommer la séquence, une indication qui viendra incrustée en bas de l’image durant toute la durée de la vidéo. Vous n’êtes pas content du commentaire que vous venez d’enregistrer pas de problème suffit pour cela de l’effacer et de recommencer tout en gardant de sous la séquence précédemment enregistrée. Une fois terminée votre séquence peut-être partagée sur les réseaux sociaux également sur la communauté Twicer. Un peu à la façon Facebook sur cette communauté vous avez d’ailleurs le porte unité de déposer des commentaires ou simplement d’aimer les vidéos que vous parcourez en tant que simple internaute. Même si cette version de l’application est disponible sur invitation pour des bêta testeurs on arrive déjà un petit peu à imaginer les usages et les possibilités qu’offre ce logiciel. Exemple de mini tutoriels, de vidéos de présentation très courtes ou de simplement enregistrer une vidéo qui permettra d’expliquer ce qui est à l’image pour un de vos amis. On regrettera d’ailleurs la limitation la plus importante à mes yeux qui est la durée puisque effectivement dans cette version comment vidéo est bloqué à une minute que ce soit l’enregistrement ou l’importation de vidéos déjà enregistrées. Mais gageons que dans les versions à venir une fois disponibles sur l’App Store tout ceci évoluera également.


Voici un bref aperçu des points positifs et les points d’amélioration que j’ai pu constater dans cette version bêta.

Points positifs:

  • Facile d’usage
  • Indication du titre incrusté dans la vidéo
  • Export possible sur plusieurs réseaux et dans sa photothèque

Points d’améliorations:

  • Durée des vidéos limitée à une minute
  • Position de la vignette de la seconde vidéo non déplaçable
  • Aucun réglage de son
  • Titre incrusté durant toute la vidéo
  • Vidéo carrée

Le tout en image ma propre vidéo faite avec Hyperlapse pour la séquence stabilisée puis importée et commentée dans Twicer.

Et vous ? Que pensez-vous de cette application et de ses usages possibles ?

Beta test de Twicer pour vous inscrire et ainsi recevoir votre version beta de Twicer.

Qu’est-ce qui cloche dans les festivals de Romandie ?

Après l’improbable monnaie « jazz » du festival du même nom de Montreux, voici que les autres festivals comme le Cully Jazz donneraient presque dans l’arnaque avec son système de consignes.

Partant d’un bon sentiment le système de consignes qui consiste à déposer un ou deux francs quand on s’achète un verre à boire est peut-être une fausse bonne idée. Pour peut être également remédier au problème de pollution et de déchets, le festival de Montreux avait à l’époque instauré un système basé sur une nouvelle monnaie le « jazz ». À l’époque c’était aussi l’occasion de motiver les utilisateurs à utiliser le système « cash » lancé par quelques banques. La puce électronique embarquée à bord de nos cartes de payement pouvait être chargée avec du cash virtuel qui permettait de payer sans devoir sortir de la menue monnaie. En parallèle du système en question le festival avez également mis en place sa propre monnaie. Une monnaie que l’on échangeait avec de véritables francs suisses pour payer toutes sortes de consommations. L’idée première partait réellement d’une bonne intention: celle de se faciliter la vie, d’avoir un contrôle total sur ce qui était dépensé et d’éviter tout problème et risques liés à la manipulation d’argent. De plus un autre choix était proposé aux utilisateurs et festivaliers celui d’utiliser cette monnaie moderne qui consiste à charger sa carte de payement avec de l’argent sur la fameuse puce électronique embarquée. À l’époque je crois que l’un des principaux sponsors de cette manifestation n’était autre que la banque UBS. Sous le nom du système cash c’était l’occasion pour les festivaliers de ne pas avoir à se promener avec beaucoup d’argent sur soi. La limite du système que j’ai pu constater au moment de la fin du festival fut évidente. En effet si vous aviez changé beaucoup d’argent contre des « jazz » vous pouviez vous retrouver à ne pas pouvoir les récupérer,  j’entends par-là pas pouvoir se faire rembourser la valeur de cette monnaie contre des francs suisses. Déjà que le Montreux Jazz (que j’aime beaucoup) a une réputation de festival pas très bon marché, l’ardoise pouvait être douloureuse à supporter en fin de compte.

Revenons à Cully, un festival qui combat les déchets et la pollution de façon très soutenue. Pour empêcher que cette petite bourgade ne ressemble à un dépotoir, un système de consigne sur les verres existe depuis quelques éditions. À coup d’une pièce d’un franc, vous vous retrouvez à devoir garder votre gobelet en plastique une fois votre boisson terminée en gage d’échange avec votre franc. Un système qui semble simple, évident voir efficace, mais qui, pour le Cully Jazz Festival, ne s’arrête pas là. Même si certaines boissons vous sont vendues avec la bouteille en verre (comme certaines bières par exemple) la plupart des boissons sont servies avec ces verres en plastique.

Un petit creux en cours de soirée ? Vous tentez l’approche du stand de cuisine thaï ou alors jetez votre dévolu sur une gaufre encore chaude ? Même combat! Que ce soit pour les couverts (toujours en plastique) ou le petit morceau de carton qui tiendra votre dessert sucré, il vous faudra dépenser un franc de plus!

D’accord, rien de grave même si cela surprend un peu de voir une telle pratique, mais là où ça se gâte c’est quand vous décidez de récupérer votre garantie, votre dépôt, votre consigne. Hé oui, on parle encore bien d’argent. Ça se gâte parce que c’est tard dans la soirée, vers les deux heures et demie du matin que vous décidez de ramener tout votre matériel pour récupérer votre butin. Premier bémol: la plupart des stands, ceux-là mêmes qui vous ont nourris et abreuver ne récupèrent pas forcément vos ordures. Oui puisqu’à ce stade on ne peut que les considérer ainsi. On vous indique qu’un stand tout spécialement dédié vous attend avec vos « choses » pour vous rendre votre argent, si si! Manque de pot, le second bémol arrive: le stand n’est pas ouvert toute la nuit. Hé oui le petit personnel a aussi droit à une vie privée et souhaite faire dodo, comme vous d’ailleurs puisque vous avez décidé d’arrêter de manger des gaufres tenues par du carton ou manger des bières servies dans des gobelets en plastique. Si vous avez un peu de chance, vous tomberez sur une âme bienveillante qui vous indiquera que votre monnaie vous attend à un stand à la gare de Cully. Tiens ? Amusant ! Comme les trains ne circulent pas toute la nuit ou que peut-être vous n’avez pas utilisé les transports en commun, vous avez une méchante impression de découragement forcé. Bref, vous ne reverrez pas votre consigne ce soir.

Le festival de Cully a connu une belle fréquentation. Pas moins de 65’000 visiteurs environ et plus de 14’000 billets vendus pour l’entier de cette manifestation. Prenons ces chiffres à la louche et faisons un petit calcul. Comme la plupart des festivals se félicitent de leur affluence, on fera donc un total de 79’000 personnes qui sont venues sur les bords du Léman. Comme tout le monde ne boit pas, ne mange pas, n’est pas en âge de le faire (de boire donc) et que peut être certain des festivaliers sont repartis à temps, bien avant la fermeture, on peut donc très très largement imaginer qu’un pourcentage très bas de personnes se sont retrouvées à ne pas pouvoir récupérer leurs dus ou pire encore (mieux encore pour le festival) ils n’avaient que faire de ramener de la menue vaisselle contre de l’argent. Restons donc au chiffre très très bas de 7% sur l’entier du public. Cela nous donne donc tout de même un montant de CHF 5’530 francs si on compte que chacun n’avait qu’un seul objet à ramener. Le chiffre peut donc être revu largement à la hausse pour ce point ou pour le pourcentage sur le nombre total.

Gageons que le Festival de Cully saura quoi faire de cette manne supplémentaire, mais qu’en plus il aura la décence de nous faire part de son usage. Comme une sorte de crowdfunding obligé voir une arnaque! ?

Dites-le avec une vidéo !

Polymanga, une expo entre fans de cosplay, passionnés de manga et jeux vidéo

Cela fait maintenant plusieurs années que Polymanga se tient à Montreux, à croire que le lieu (très pratique et facile d’accès) de Beaulieu Lausanne ne suffisait plus aux organisateurs de cette manifestation. Je crois savoir que les raisons réelles sont tout autres. Du coup le choix de Montreux rend la tâche un peu plus difficile, ne serait-ce que pour l’accès. Rien pour ce qui concerne les parkings, on connait le souci avec tout ce qui se fait dans cette ville. Mais au vu de la moyenne d’âge et du public type, pas de quoi s’émouvoir pour ce point du côté de l’organisation.

Passé les longues heures d’attente, voilà que les visiteurs peuvent déambuler dans les nombreuses salles occupées par Polymanga. Ils trouveront de nombreux ateliers très prisés, des dizaines de stands pour acheter tenues, figurines ou autres gadgets sans compter les incontournables stands de jeux vidéo. L’excerice ne reste pas facile pour autant avec l’incroyable manque de clarté pour le programme absent des sites web et autres Facebook.

La très forte et très présente association des gamers suisses assurait quand à elle une très grande présence avec ses nombreux jeux. J’ai d’ailleurs pu rencontrer des amis qui comme chaque année allaient se mesurer à d’autres joueurs. Un tournoi pour plusieurs jeux très célèbres se tient durant tout Polymanga. On sent d’ailleurs une certaine différence chez les participants avec un peu moins de cosplays, mais plus de hard gamers. Le jeu vidéo n’est pas en reste durant cette manifestation puisque la PS4 par exemple était largement bien représentée par la firme nippone avec là aussi un stand impressionnant en taille. Occasion pour les visiteurs de jouer et de tester plusieurs consoles et jeux vidéo. Juste à côté c’était l’affluence avec un public enjoué qui se pressait au stand de 20Minutes qui, pour l’occasion s’était associé à Ubisoft avec son célèbre titre «just dance», un jeu qui a fait tellement d’émules que le public reprenait en coeur la plupart des paroles des chansons lancées dans ce jeu. Ce sont des dizaines et des dizaines de joueurs qui se sont affrontés sur la piste de danse accompagnée de la foule en délire.

Une ambiance bien sympa grâce à ce type d’animation. Beaucoup d’ailleurs arboraient un sourire affirmé et de petites pancartes «free hugs» pour transmettre du bonheur autour d’eux. À vrai dire le fait de voir autant de ces pancartes m’a tout de même laissé un peu pantois sur le but avoué de la démarche.

Deux grandes salles accueillaient des conférences, entendez par là des invités à qui on posait des questions sur scène devant un public à chaque fois très nombreux. Formule certe simple, mais qui semblait plaire et correspondre aux attentes du public. Un public variable suivant le sujet traité. La moyenne d’âge était par exemple bien plus basse quand c’était au tour du «Le joueur du grenier»* de se produire sur scène à l’inverse de Sibel Kekilli qui à joué dans Game of Thrones. À propos de questions, ce fut très gênant de voir à quel point le speaker qui accueillait Sibel n’en avait rien à faire des réponses données par l’actrice allemande. À aucun moment il ne faisait attention aux indications et aux réponses données par elle. Pire encore, les questions (déjà écrites et proposées à l’avance!?) et transmises par le speaker, laissaient sous-entendre que lui non plus n’avait pas regardé la série de HBO. Triste constat en effet et malaise dans le déroulement de cette interview puisque à cela s’est ajouté le souci d’une traductrice français-allemand qui non seulement n’avait pas vu la série, ce qui n’aide pas vraiment au bon déroulement de la chose, mais en plus parlait aussi bien le français qu’une fille au pair qui vient de s’installer. Grosse déception et grosse gêne même si le public applaudit à chaque réponse de l’actrice, ce qui a valu de la faire sourire et du coup faire passer la pilule plus facilement. Elle qui n’arrêtait pas de donner conseils et indications pour que l’interview se passe mieux. Ça n’a pas manqué, la traductrice a du céder sa place à une autre personne en cours de route.

Sibel Kekilli encore en présence de la première traductrice

Sibel Kekilli encore en présence de la première traductrice

Le summum fut atteint quand ce fut au tour du public de poser des questions. Étonnement d’ailleurs, personne n’a fait référence à la carrière porno de Sibel (connue à l’époque sous le pseudo: Dilara). Mais le plus rude fut l’attitude du speaker qui a, à plusieurs reprises, carrément dénigré voir même s’est moqué ouvertement de certains intervenants du public qui avaient tenté l’anglais pour poser leur question. Une attitude franchement nulle tellement c’est irrespectueux de voir quelqu’un de l’organisation (je crois que c’est le cas) se foutre de la gueule de son public et surtout de sa clientèle. Oui, parce que même sous ces airs de bons enfants, tout ce petit monde paie pour venir à cette manifestation. Et même si il faut faire des fois plus de deux heures trente d’attente c’est en payant que l’on peut montrer patte blanche.

Parlons d’ailleurs un peu de l’organisation. Autant pour la presse, les démarches et le contact furent rapides et efficaces, autant pour le reste c’est franchement le gros bordel. Sous le couvert que c’est un public jeune on doit faire n’importe quoi et n’importe comment ? Exemple: la nourriture. Un point super important auquel j’apporte beaucoup d’attention en tant qu’organisateur (à l’image du prix du Meilleur du Web je coorganise avec Victoria Marchand). Si j’ai été étonné de voir autant de kids sortir du 2M2C pour aller se chercher des sandwichs à la station essence du coin, pensant que c’était par souci d’économie, autant j’ai vite révisé mon jugement quand j’ai vu les longues files d’attente aux stands bouffe, non aux stands de caisse!! Oui il vous fallait d’abord passer par la case «j’achète mes bons à prix d’or» pour après seulement aller chercher votre pitance, certes bonne, mais un peu long à savourer. Arrivés à la caisse on vous signale qu’aucune carte n’est prise pour votre paiement. Sérieusement ?!? Nous sommes en 2015 les gars!! Je pose la question à un «caissier» sur le pourquoi un tel système et il me lâche un semblant d’explication qui concernerait un meilleur calcul du chiffre d’affaires. D’accord, ben voyons!

Je ne vais pas écrire tout mon article sur ces nombreux couacs (et ils sont encore plus nombreux) de ce rendez-vous incontournable, mais c’est vrai que cela fait un peu mal (pour rester poli) de voir autant de désinvolture sur tous ces problèmes faciles à constater.  Qu’un organisateur se dise que tous comptes faits et au vu de son public, aucun effort supplémentaire n’est à faire en plus. De quoi bien habituer nos chères petites têtes blondes à fréquenter des évents bien désordonnés et un peu foutoir.

Mais quand j’ai vu tous ces stands qui cherchaient du monde supplémentaire pour la vente tellement l’affluence était grande, j’ai de la peine à imaginer que Polymanga existe par altruisme et pour la paix dans le monde!

 

*Retrouvez ici même et dans quelques jours l’interview en vidéo du Joueur du grenier

Lift15, retour sur dix ans de conférences

LIFT, idea, future and Technology. C’est sous ces quatre termes (souvent oubliés par les participants) qu’une petite équipe conduite par Laurent Haug donnait vie à ces fameuses conférences suisses. C’était en 2005 à Lausanne puis à Genève au CICG.

C’est presque depuis les débuts de ces conférences que j’ai eu la chance d’y participer et ainsi de me réjouir chaque mois de février. Tout d’abord comme blogueur ou plus précisément comme Podcasteur puisque c’est équipé de ma caméra vidéo (dv à l’époque !) que je parcourais le centre de congrès international de Genève. Principalement pour profiter du nombre croissant de participants pour aller à leur rencontre et les interviewer. Une occasion rêvée tant le panel de speakers fut à chaque fois intéressant.

À force de créer du contenu, que ce soit durant Lift ou dans ma carrière de Podcasteur vidéo, je me suis très vite constitué un réseau impressionnant de contacts et de prospects aussi. C’est ainsi que Lift est devenue également une cliente sous la forme d’un mandat imposant: celui de remastériser plus de cinq années d’archives vidéo. ThierryWeber.com (ancien nom de mon agence) était certes déjà présent à chaque édition de cette conférence pour produire par exemple des reflets filmés ainsi que des dizaines d’interviews, mais ce fut également les débuts de la retransmission live vidéo des speechs que mon agence a fournis à l’organisation.

Le mandat confié à notre agence par Laurent Haug fut très conséquent puisque ce sont des dizaines et des dizaines de vidéos qui furent remontées puis exportées avant d’être poussées sur le web sur plusieurs plateformes vidéo. Hé oui il n’y a pas que YouTube dans la vie! Avec le recul je suis persuadé que nous avions contribué à la visibilité en ligne des conférences Lift tant le nombre de plateformes choisies était important. Nous avions d’ailleurs réussi à convaincre TubeMogul (ancien nom de  oneload.com) service en ligne pour multidiffuser des vidéos, de devenir partenaire de Lift. Ceci nous permit d’ailleurs de faire appel à leur service premium pour avoir accès à toutes les fonctionnalités de leur logiciel.

Plus tard c’est avec Livestream.com que nous signions un accord pour devenir le fournisseur officiel de Livestreaming vidéo de Lift. Les internautes ont ainsi pu suivre les speechs donnés sur scène depuis les quatre coins du monde. Plusieurs années de suite d’ailleurs, nous nous étions retrouvés à collaborer avec Klewel, solution d’archivage, mais surtout d’indexation de vidéos. Il est regrettable que ces collaborations ne trouvassent pas écho au sein de l’organisation de Lift, il y aurait eu tellement plus de choses à mettre en place et à créer pour défendre une véritable stratégie digitale accès autour des contenus.

C’est donc en février dernier que nous fêtions les dix années de cette conférence, dix ans à bousculer un petit plus (et des fois moins) le paysage suisse, européen voir mondial de la scène de l’innovation. Dix ans que ce rendez-vous de début d’année réunit autant de personnes d’horizons différents ici à Genève. Dix ans aussi que Lift Corée, Lift Marseille puis d’autres comme Bâle virent le jour pour étendre encore plus l’image de cette très belle initiative.

Longue vie à Lift!

Vidéo en ligne: Du one shot à la stratégie digitale

Très souvent nous sommes tentés de donner dans la simplicité et la rapidité dans notre communication en ligne. D'où l'idée que pour nous assurer une visibilité, il suffit de placer une vidéo sur la home page de son site. Et comme par magie, les clients et les prospects arriveraient sans rien faire d'autre. Que nenni ! Pour être visible, il vous faudra en faire plus... Si vous vous décidez à utiliser la vidéo comme outil de promotion en ligne, voici les 10 raisons pour lesquelles il ne faut pas donner dans le « one shot ». Raison No. 1 : Votre vidéo sera invisible si elle est unique Chaque minute, ce ne sont pas moins de cent heures de projections qui sont postées rien que sur Youtube. Cela donne ici une idée bien précise du rythme auquel les nouveaux contenus viennent envahir le web. Et si vous vous décidez à ne pas utiliser Youtube comme solution en ligne pour héberger votre vidéo, rappelez-vous qu’il existe pléthore de solutions d'hébergement. Raison No. 2 : Viralisez votre vidéo ! Pas une bonne idée ? Si, à moins que tout le monde connaisse votre site et ait une raison de le visiter régulièrement. Si tel n'est pas le cas, il faudra attirer les internautes sur votre site, la vidéo servira d'appât pour autant qu'elle soit postée à différents endroits générant un trafic important.

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